L’antienne de communion.
Introíbo ad altáre Dei, ad Deum, qui lætíficat juventútem meam. Je m’avancerai à l’autel de Dieu, du Dieu qui réjouit ma jeunesse.
C’est la prière du prêtre au début de la Messe, la première de ces prières qui sont dites au pied de l’autel. Dans ce chant, les fidèles reprennent les mêmes mots, car eux aussi peuvent maintenant s’approcher de l’autel, pour recevoir Celui qui apporte la joie dans leur cœur, la vigueur et l’énergie de la jeunesse. Revigorée, l’âme peut alors dire avec l’Apôtre : « Je peux tout faire en Celui qui me fortifie ». La vie peut apporter beaucoup d’épreuves, de difficultés et de déceptions sans nombre ; l’âme peut avoir des expériences semblables à celles de saint Paul, mais il reste toujours la douce consolation de dire : « Je peux aller à l’autel de Dieu ». L’autel est la source inépuisable de joie et de force pour tous.
Une lueur de fête semble planer sur cette mélodie, une gaieté mise en valeur par les quartes ascendantes, l’appel de clairon de la dominante, les gracieux intervalles do-la-do-si-sol (-troïbo), do-ré-ré-la-la-ré-do (-tare Dei), les larges arches tenues par les accents des mots comme par une clé de voûte : Introibo, ad altare, Dei ; et tout cela avec une agréable variété. La première et la quatrième incises se meuvent dans le tétracorde sol-do, la deuxième dans la quinte sol-ré, et la troisième dans le quinte fa-do.
Cette mélodie heureuse se retrouve à la fête de saint Louis de Gonzague et dans la messe votive des Apôtres.
• La protection de saint Paul.
• L’introit.
• Le graduel.
