Les eurocrates étaient vexés hier parce que Viktor Orban n’était pas au sommet de crise sur l’effroyable invasion de l’Ukraine par les chars russes (ah non, en fait elle a été encore retardée). Il avait demandé à son homologue polonais de le représenter, parce que lui il devait accueillir Jair Bolsonaro, qui passait à Budapest après avoir rencontré Vladimir Poutine, et avoir fait scandale aussi par cette réception en grande pompe à Moscou alors que les chars russes envahissent l’Ukraine.
Orban et Bolsonaro ont signé divers contrats, et ont tenu une conférence de presse où ils ont souligné leur accord sur de nombreux sujets. Orban a remarqué que les deux gouvernements ont la même approche sur les migrations, sur cette autre « grande question de civilisation » qu’est la nécessité d’aider les chrétiens persécutés, et sur la défense de la famille traditionnelle.
Bolsonaro a qualifié la Hongrie de « petit grand frère » du Brésil, petit par la taille, mais partageant les mêmes valeurs fondamentales.
