Lundi, le président ukrainien déclarait dans une adresse à la nation : « On nous dit que le 16 février sera le jour de l’attaque, nous en ferons une journée de l’unité. »
Toute la presse internationale a aussitôt titré sur l’attaque russe du 16 février. A commencer par CNN, naturellement, et tout le monde a suivi. Les Ukrainiens ont fait remarquer à CNN que le président, ancien acteur, était sarcastique sous son air grave. Et en disant « on nous dit que… », il faisait référence à des rumeurs sans fondements. Mais cela a continué. Hier soir encore Newsweek, par exemple, annonçait la guerre pour ce jour.
Le plus fort est assurément le tabloïd anglais The Sun, qui titrait hier de façon dramatique sur l’attaque russe, annonçant que, sur la foi de personnalités de haut niveau des services de renseignements américains, elle aurait lieu à 3 heures du matin heure locale.
D’heure en heure, le Sun a dû modifier son article sur internet, et désormais il commence ainsi :
« L’heure de 3h du matin (1h GMT) à laquelle les sources des renseignements américains soupçonnaient une attaque russe s’est passée sans incident alors que Poutine laissait l’occident la supposer. Le ciel froid et clair au-dessus de la capitale Kiev – où les habitants s’étaient préparés à un bombardement aérien – est resté silencieux, à l’exception des vols commerciaux. Mais la tension est restée élevée avant l’aube le jour où les responsables américains avaient annoncé que la force d’invasion de Poutine serait lancée sur l’Ukraine. »
Même pas honte…