
Le chant paraliturgique Rorate Caeli, devenu emblématique de l’Avent, ci-dessus interprété l’ensemble choral Mor-Gan de Douarnenez, a été composé en fait au XVIIe siècle à l’Oratoire de Paris. Il apparaît semble-t-il pour la première fois dans un bréviaire dans les « Heures imprimées par l’ordre de Monseigneur l’Archevêque de Paris, à l’usage de son diocèse », en 1736. Il est placé à la fin du livre entre les Litanies de la Sainte Vierge et l’O filii et filiae. On voit que l’origine de l’Oratoire de Paris est confirmée. Mais on ne comprend pas bien ce que viennent faire ici les « antiennes appelées O de Noël ». Cela pourrait vouloir dire que le Rorate est chanté après le Magnificat, mais il n’y a pas d’antienne O à partir du premier dimanche de l’Avent…
En 1736 l’archevêque de Paris est Mgr de Vintimille (Charles Gaspard Guillaume de Vintimille du Luc, duc de Saint-Cloud). On remarque que son nom n’apparaît pas sur la première page, ni d’ailleurs sur aucune autre. Mais il y a ses armoiries…





