Ego clamávi, quóniam exaudísti me, Deus : inclína aurem tuam et exáudi verba mea.
J’ai crié vers vous, ô Dieu, parce que vous m’avez exaucé ; inclinez votre oreille vers moi et écoutez mes paroles.
L’antienne dit que je crie vers Dieu, mais la mélodie, à peine a-t-elle monté deux degrés qu’elle descend presque tout en bas du mode. « Je crie, parce que tu m’exauces », mais je dois le faire humblement, et d’autant plus humblement que je viens de te recevoir en moi ; et quoniam reprend les notes de ego. Mais déjà sur exaudisti la mélodie monte tout en haut, au-dessus de l’amplitude du mode. Et la deuxième phrase s’installe sur ces hauteurs du cri, montant une tierce au-dessus de la plus haute note du mode : je ne peux pas m’empêcher de crier : alors « incline ton oreille, et exauce », exauce verba mea, ma demande, celle que je formule dans cette humilité que j’avais au début…
