L’évêque de Coutances et Avranches (le département de la Manche: 6.000 km2, 500.000 habitants) a publié une interminable « lettre pastorale », 82 pages d’un baratin bergogliesque (voire à la Taubira, je n’avais pas remarqué jusqu’ici le rapport entre les deux).
J’y découvre que désormais on distingue les « lieux manifestes eucharistiques » où l’on « partage la Parole et le Pain » et les « lieux évangéliques de proximité », qui échappent semble-t-il à toute définition (sauf que donc on n’y partage ni la Parole ni le Pain), et ne comprennent pas les « lieux sanctuaires et maisons d’accueil » qui sont encore autre chose.
Bref, les « lieux manifestes eucharistiques » sont ce qu’on appelait autrefois les églises où un prêtre revêtu du sacerdoce célébrait ce qu’on appelait la messe, c’est-à-dire faisait du pain et du vin le Corps et le Sang du Christ. (C’était il y a très longtemps puisque Mgr Le Boulc’h, qui n’est quand même pas très jeune, n’en a jamais entendu parler.)
Bref, on apprend par la Lettre pastorale, à la page 64, qu’il va falloir continuer à supprimer les « lieux manifestes eucharistiques » du diocèse, pour qu’il n’en reste que « 15 à 20 ».
Sic. 15 à 20 églises du diocèse en ruine où l’on partagera la Parole et le Pain… Tel est le brillant résultat de la dynamique post-conciliaire, multipliée par le charisme de François.
Et bien sûr il est improbable que l’unique église où se célèbre la Sainte Messe traditionnelle fasse partie des 15 ou 20…