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En Chine

Mgr Li Hui est désormais évêque coadjuteur de Pingliang (Gansu). La consécration épiscopale a eu lieu hier. Elle a été présidée par le président de la soi-disant Conférence des évêques de Chine et le vice-président de l’Association patriotique des catholiques de Chine, à savoir les deux courroies de transmission du parti communiste chinois représentant l’Eglise catholique officielle de la Chine communiste.

Le vice-secrétaire général de la Conférence des évêques de Chine a lu solennellement la lettre d’approbation du nouvel évêque par le régime communiste chinois.

La consécration de Mgr Li Hui, nous dit-on, est en phase avec l’accord conclu entre le Vatican et le régime communiste chinois. C’est même officiellement la cinquième consécration épiscopale réalisée conformément à ce document.

Rien n’indiquait hier à Pingliang qu’il en fût ainsi. Mais le bureau de presse du Saint-Siège a fait savoir que le pape avait nommé Mgr Li Hui évêque coadjuteur de Pingliang le 11 janvier dernier. Donc tout va bien…

Euh… pas tout à fait.

Parce que, le même jour, le P. Joseph Liu, du diocèse de Mindong (Fujian), qui a le malheur de vouloir rester catholique, a été arrêté par la police en raison de son refus persistant de faire partie de l’Eglise officielle (l’Association patriotique). Après dix heures de torture, six policiers l’ont obligé à signer en lui tenant la main.

Le bureau de presse du Saint-Siège n’en parle pas. Après tout, le P. Joseph Liu n’a qu’à obéir au Saint-Père et se faire communiste comme les autres.