Il s’appelle Anthony Taylor. Il est évêque de Little Rock, dans l’Arkansas. Il fut le premier évêque catholique des Etats-Unis à supprimer toutes les messes publiques.
Le 31 mars, le gouverneur de l’Arkansas a supprimé l’obligation du port du masque dans tout l’Etat. Alors l’évêque a pris les devants. Dans un mandement du 25 mars applicable à partir du 1er avril, il a édicté : « Les rassemblements du culte catholique ont leur propre dynamique et le port du masque restera donc obligatoire pour tous au moins jusqu’au 12 mai, date à laquelle nous réévaluerons cette exigence à la lumière de la situation alors en cours. »
En outre, il ne peut y avoir de chorale que « si tous les membres sont vaccinés et portent de préférence un masque », le chant des fidèles devant quant à lui être « masqué et limité au minimum ».
Les lecteurs et les prêtres peuvent ôter leur masque quand ils lisent, mais il est préférable qu’ils le gardent.
Mais le mandement marque un assouplissement des règles. Ainsi sont désormais permises les processions d’entrée et de sortie (dûment masquées) et… l’usage des corbeilles pour la quête…
Lorsqu’il avait interdit toutes les messes publiques, Mgr Taylor avait également interdit aux prêtres de conférer l’extrême onction : ils devaient garder une distance d’au moins un mètre.
C’est bien sûr le même évêque qui, célébrant l’anniversaire de Roe contre Wade en janvier dernier, déclara que refuser la communion à une personnalité politique pro-avortement c’est être « à côté de la plaque » et que l’accueil des migrants et le racisme sont aussi des questions pro-vie…
