L »hymne « Invincible chef d’armée » (en grec) et les 12 premières stances (en italien) à Palazzo Adriano vendredi dernier.
Le texte et une traduction française sont à la « suite ».
Invincible chef d’armée, à toi les accents de victoire ! Libérée du danger, ta ville, ô Mère de Dieu, t’offre des hymnes de reconnaissance. Toi dont la puissance est irrésistible, de tout péril délivre-moi, pour que nous puissions t’acclamer : Salut, Epouse inépousée !
Le plus grand des anges fut envoyé du ciel pour dire Salut à la Mère de Dieu. A sa salutation incorporelle, te voyant fait homme en elle, Seigneur, ravi en extase, il acclama la Mère ainsi :
Salut, toi par qui la joie brille,
Salut, toi par qui la douleur s’éteint,
Salut, relèvement d’Adam tombé,
Salut, rédemption des larmes d’Eve,
Salut, sommet inaccessible à l’intelligence humaine,
Salut, abîme insondable aux yeux des anges,
Salut, toi en qui fut dressé le trône du Roi,
Salut, toi qui portes celui soutient tout,
Salut, ô étoile qui annonce le soleil,
Salut, ô sein où Dieu s’incarne,
Salut, toi par qui la créature se renouvelle,
Salut, toi par qui le Créateur est un enfant,
Salut, Epouse inépousée !
Marie savait bien qu’elle était une vierge sacrée et donc elle dit à Gabriel : « Ton singulier message apparaît incompréhensible à mon âme : du sein d’une vierge tu prédis un enfantement, t’exclamant : Alléluia ! »
La Vierge voulait comprendre le mystère et a demandé au divin messager : « Mon sein virginal pourra-t-il donc donner naissance à un enfant ? Dis-le moi ! » Et il l’acclama avec respect en disant ceci :
Salut, guide du conseil céleste,
Salut, toi la preuve du mystère secret,
Salut, toi la première merveille du Christ,
Salut, résumé de sa vérité,
Salut, ô échelle céleste qui a fait descendre l’Eternel,
Salut, ô pont qui mène les hommes au ciel,
Salut, prodige que chantent les chœurs des anges,
Salut, fléau exécré des hordes des démons,
Salut, toi qui a donné la lumière ineffable,
Salut, toi qui n’en a révélé le “mode” à personne,
Salut, toi qui transcendes la science des sages,
Salut, toi qui brilles dans le cœur des croyants,
Salut, Epouse inépousée !
La puissance du Très-Haut adombre et rend Mère la Vierge qui ne connaît pas le mariage : ce sein, fécondé d’en-haut, devient un champ fertile pour tous ceux qui veulent récolter le salut en chantant ainsi : Alléluia.
Avec le Seigneur dans son sein, Marie en hâte est montée et a parlé à Elisabeth. Le petit dans sein de sa mère a entendu le salut virginal, il a exulté et sautant de joie il chantait à la Mère de Dieu :
Salut, ô branche du saint Bourgeon,
Salut, ô rameau du Fruit sans tache,
Salut, toi qui cultives le divin Cultivateur,
Salut, toi qui donnes la vie à l’auteur de la vie,
Salut, champ qui produit de très riches grâces,
Salut, table qui apporte la plénitude des dons,
Salut, toi qui fais pousser un agréable pâturage,
Salut, toi qui prépares un refuge pour les fidèles,
Salut, encens apprécié de supplication,
Salut, doux pardon du monde,
Salut, clémence de Dieu envers l’homme,
Salut, confiance de l’homme en Dieu,
Salut, Epouse inépousée !
Le cœur bouleversé par des pensées contradictoires,
le sage Joseph hésitait : même maintenant en te voyant intacte, il suspecte un mariage secret, ô très pure ! Quand il a su que tu es Mère par le Saint-Esprit, il s’est exclamé : Alléluia !
Les bergers ont entendu les concerts des anges au Christ descendant parmi nous. Courant pour voir le Pasteur, ils l’ont vu comme un petit agneau innocent, se nourrir au sein de la Vierge, vers laquelle ils font monter le chant :
Salut, ô Mère de l’Agneau Pasteur,
Salut, ô bercail du troupeau fidèle,
Salut, toi qui défend des bêtes malfaisantes,
Salut, toi qui ouvres les portes du ciel,
Salut, toi par qui avec la terre exultent les cieux,
Salut, toi par qui avec les cieux exulte la terre,
Salut, toi qui es la voix éternelle des apôtres,
Salut, toi qui es l’audace indomptable des martyrs,
Salut, puissant soutien de la foi,
Salut, resplendissante bannière de la grâce,
Salut, toi par qui l’enfer fut dépouillé,
Salut, toi par qui nous sommes revêtus de gloire,
Salut, Epouse inépousée !
Observant l’étoile qui conduisait à l’Eternel, les Mages ont suivi son rayonnement. C’était leur lampe sûre, alors qu’ils allaient à la recherche du Puissant, du Seigneur. Ayant atteint le Dieu inatteignable, dans leur bonheur ils l’ont acclamé : Alléluia.
Les Mages ont contemplé dans les bras de sa mère le Créateur suprême de l’homme. Sachant qu’il est le Seigneur mais sous l’apparence du serviteur, ils s’empressèrent de lui donner leurs cadeaux en disant à la bienheureuse Mère :
Salut, ô Mère de l’astre éternel,
Salut, ô aurore du jour mystique,
Salut, toi qui éteins les forges de l’erreur,
Salut, toi qui en brillant conduit au vrai Dieu,
Salut, toi qui qui as chassé de son trône l’odieux tyran,
Salut, toi qui nous donnes le Christ, le Seigneur clément,
Salut, toi qui nous rachètes des rites cruels,
Salut, toi qui nous sauves des œuvres de la fange,
Salut, toi qui détruis le culte du feu,
Salut, toi qui éteins la flamme des vices,
Salut, guide de la science pour les croyants,
Salut, joie de toutes les nations,
Salut, Epouse inépousée !
Des hérauts de Dieu sont devenus les Mages sur le chemin du retour. Ils ont accompli ta prophétie et t’ont prêché, ô Christ, à tous, ignorant Hérode, le sot, incapable de chanter : Alléluia !
Projetant sur l’Egypte l’éclat de la vérité, tu as chassé les ténèbres de l’erreur, car alors les idoles, ne pouvant supporter la puissance divine, sont tombées, et les hommes, sauvés, ont acclamé la Mère de Dieu :
Salut, revanche du genre humain,
Salut, défaite du royaume de l’enfer,
Salut, toi qui foules au pied la tromperie et l’erreur,
Salut, toi qui démasques la fourberie des idoles,
Salut, mer qui engloutit le grand Pharaon,
Salut, rocher qui fait couler les eaux de la vie,
Salut, colonne de feu qui guides dans l’obscurité,
Salut, abri du monde plus large que la nuée,
Salut, toi qui donnes la manne céleste,
Salut, ministre des délices sacrées,
Salut, mystique terre promise,
Salut, source de lait et de miel,
Salut, Epouse inépousée !
Il était sur le point de quitter ce monde trompeur, le vieillard inspiré Siméon ; alors que tu étais petit enfant tu lui fus donné, mais en toi il a reconnu le Seigneur parfait ; étonné, il s’est émerveillé de la sagesse éternelle et s’est exclamé : Alléluia !