Naguère on aurait parlé d’apostasie à propos du P. Pascal Frey, eudiste, ancien aumônier national des armées, recteur de la cathédrale des Invalides, devenu pasteur auxiliaire dans une église protestante alsacienne en attendant qu’il obtienne son diplôme de pasteur luthérien.
Mais quand on lit la longue interview que lui consacre le bulletin de sa nouvelle « paroisse », on se dit qu’en fait cet homme n’a jamais été catholique.
Car nulle part il n’indique en quoi il y a une différence entre le catholicisme et le luthéranisme. Pour lui cela a été naturel de passer de l’un à l’autre, et il est heureux de « renouer -sic – avec un ministère paroissial » : « Hier comme aujourd’hui, prêtre ou pasteur, mon objectif est de continuer à demeurer serviteur du même Évangile, du même Dieu, avec la même volonté de témoigner de ma foi et d’être utile à mes frères et sœurs en Christ. »
Ce qui est bien difficile à comprendre (mais j’avoue ne pas avoir tout compris du relativisme), c’est que l’ex-père Pascal Frey est l’auteur de plusieurs livres, dont deux sur saint Jean Eudes, un sur sainte Faustine et un sur sainte Bernadette. Comment peut-on rejeter le dogme eucharistique quand on sait que sainte Faustine en parle constamment, et rejeter les dogmes mariaux quand on sait que sans eux il n’existe pas de sainte Bernadette ?