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18e dimanche après la Pentecôte

L’introït par les moines de Solesmes en avril 1930.

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Lu sur le site de L’Homme Nouveau :

Les introïts du premier mode ont une couleur bien particulière : ils rayonnent la paix. Celui-ci est par excellence un chant de paix. Non seulement parce qu’il commence par ce mot et ce souhait de paix, mais aussi parce que toute sa mélodie et aussi son contexte liturgique sont très évocateurs de la paix qui est liée à la ville de paix, Jérusalem. Dans l’antiquité chrétienne, la messe du 18ème dimanche après la Pentecôte n’existait pas. La nuit précédant ce dimanche avait été une nuit de veille consacrée notamment aux ordinations. La veillée se prolongeait tard dans la nuit et s’achevait par la messe au petit matin. Du coup cette messe qui restait liée au samedi, célébrée dans la nuit de samedi à dimanche valait pour ces deux jours et le dimanche était vacant. Ce n’est que plus tard, dans les milieux monastiques notamment, qu’on a composé une messe pour ce 18ème dimanche après la Pentecôte. Les moines ont particulièrement la nostalgie de l’éternité. Leur renoncement au monde les place plus spontanément peut-être dans la perspective du ciel. D’où leur amour de la Jérusalem céleste, cette cité de Dieu qui est aussi l’Épouse : un monde idéal où règne la paix, où triomphe enfin l’amour sans crainte de guerre, de maladie, de mort, de souffrance, de péché et d’offense. On pense à la ronde des élus de Fra Angelico, cette merveille d’évocation du bonheur éternel qui nous attend. Alors quand les moines ont composé cette messe, ils ont développé ce thème de la Jérusalem céleste, dont le monastère, à leurs yeux, représente l’ébauche et comme l’anticipation. Et les chants de cette messe sont tous en rapport avec la ville sainte ou le temple. L’introït évoque la paix, nom propre de Jérusalem qui signifie vision de paix ; le graduel Lætatus sum fait allusion au pèlerinage qui conduit les fidèles dans la maison du Seigneur et à la joie de cette circonstance (la paix est aussi mentionnée dans ce chant) ; l’alleluia célèbre l’hommage des nations elles-mêmes à la gloire du lieu saint et du roi divin qui y habite ; l’offertoire et la communion mentionnent les sacrifices qui montent du temple vers le Seigneur en offrande d’agréable odeur (évocation de l’eucharistie chrétienne, l’unique sacrifice qui résume et accomplit la multitude des sacrifices de l’ancienne alliance).

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus

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Vous me dites, mon frère, de demander pour vous la grâce du martyre ; cette grâce, je l’ai bien souvent sollicitée pour moi, mais je n’en suis pas digne et vraiment on peut dire avec St Paul : Ce n’est pas l’ouvrage de celui qui veut ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde. Puisque le Seigneur semble ne vouloir m’accorder que le martyre de l’amour, j’espère qu’Il me permettra par vous de cueillir l’autre palme que nous ambitionnons. Je vois avec plaisir que le bon Dieu nous a donné les mêmes attraits, les mêmes désirs. Je vous ai fait sourire, mon cher petit Frère, en chantant «mes Armes», eh bien ! je vais vous faire sourire encore en vous disant que j’ai, dans mon enfance, rêvé de combattre sur les champs de bataille… Lorsque je commençais à apprendre l’histoire de France, le récit des exploits de Jeanne d’Arc me ravissait, je sentais en mon cœur le désir et le courage de l’imiter, il me semblait que le Seigneur me destinait aussi à de grandes choses. Je ne me trompais pas, mais au lieu de voix du Ciel m’invitant au combat, j’entendis au fond de mon âme une voix plus douce, plus forte encore, celle de l’Epoux des vierges qui m’appelait à d’autres exploits, à des conquêtes plus glorieuses, et dans la solitude du Carmel j’ai compris que ma mission n’était pas de faire couronner un roi mortel mais de faire aimer le Roi du Ciel, de lui soumettre le royaume des cœurs.

Lettre à l’abbé Maurice Bellière, 25 avril 1897 (extrait).

(Quelques mois plus tard, Maurice Bellière entrera au noviciat des Pères Blancs à Alger, puis il sera missionnaire au Malawi. Il ne mourra pas martyr mais d’une maladie non déterminée, à l’âge de 33 ans.)

Un joli geste

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La Poste irakienne a émis pour la première fois une série de timbres consacrés aux églises historiques de Bagdad.

Ce n’est pas cela qui fera revenir les chrétiens exilés ou qui supprimera les menaces qui pèsent toujours sur ceux qui sont restés, mais c’est un geste appréciable des autorités, parmi quelques autres de la même eau.

Renforcement de la dictature scolaire

Macron :

« Dès 2021, l’instruction à l’école sera obligatoire pour tous dès 3 ans (…) L’instruction à domicile sera réservée aux élèves ayant des problèmes de santé. »

Il a aussi annoncé que les écoles hors contrat seraient davantage contrôlées notamment à propos du « parcours des personnels », du « contenu pédagogique des enseignements » et de « l’origine des financements ». Il y avait déjà la loi Gatel de 2018. Mais on va faire pire. Au nom de la République. Contre les « séparatismes »…

Rappel :

« Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants », Déclaration universelle des droits de l’homme, art. 26-3.

Mais, par principe, les droits de l’homme ne s’appliquent pas dans une dictature.

Racisme ordinaire

L’Université d’Oxford (Angleterre) met en œuvre un programme intitulé Black Academic Futures, qui proposera jusqu’à 10 bourses d’étude à des étudiants noirs.

Si j’étais pakistanais je crierais à la discrimination…

Amusant

Libération publiait en ligne hier matin un article intitulé « Face à l’Azerbaïdjan, l’extrême droite française défend l’Arménie » : « Un soutien opportuniste qui vise à matérialiser son discours antimusulmans et faire d’Erdogan l’épouvantail d’un islam présenté comme conquérant et menaçant l’Occident chrétien. »

Mais voilà que Macron dénonçait, peu après, en arrivant au sommet européen, la présence de « combattants syriens de groupes djihadistes » au Haut Karabakh, envoyés par la Turquie.

Libération a retiré son article

La dictature au Québec

Depuis le 1er octobre il est interdit au Québec de recevoir chez soi des amis et même des membres de sa famille. Quiconque fait cela, dit l’ahuri dictateur Legault, « est en contravention de la loi et met la vie des autres personnes en danger ».

La police est donc habilitée à entrer chez les gens pour constater l’infraction et faire payer l’amende : 640 €.

Si l’habitant ne veut pas ouvrir à la police, celle-ci obtiendra immédiatement un « télémandat » d’un juge. Car il y aura bien sûr des juges au service de la dictature. Il y en a toujours.

République bananière

« L’Assemblée nationale » a adopté la prorogation de la loi qui permet au gouvernement de prendre toutes les mesures arbitraires imaginables pour raison « sanitaire ».

Le texte a été voté par… 26 députés.

Il y a eu… 17 opposants.

Et 3 abstentions.

Mais oui. Alors que l’effroyable catastrophe coronamachin est le sujet le plus important du moment.

La « Défenseure des droits » avait mis en garde contre le risque d’« atteinte disproportionnée » aux droits et libertés. On retiendra qu’il n’y a eu aucun député de ce que l’on appelle la « droite » (ni de ce qu’on appelle la « gauche », d’ailleurs…) pour voter contre. La dictature s’installe tranquillement dans les esprits.

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La dictature Pompili

Barbara Pompili a donné l’ordre au préfet de l’Ardèche de prendre un arrêté pour suspendre la construction de l’église de la Famille missionnaire de Notre Dame à Saint-Pierre de Colombier jusqu’en juillet 2021.

Or le même préfet, en l’occurrence une préfète, disait en juin dernier (à la Pompili en personne) que ce ne serait pas facile à expliquer « parce qu’on est en train de commettre une faute contre le droit de l’urbanisme ». Puisque tout est en règle pour la construction.

Laquelle est en fait déjà suspendue en raison des manifestations antichrétiennes qui ont eu lieu.

En fait, pour éviter une ZAD écolo-communiste, Barbara Pompili s’asseoit sur le droit.

Lire ici et .

Les anges gardiens

Telle est la dignité de nos âmes, que chaque homme dès le premier moment de sa naissance reçoit un ange délégué à sa garde, et ainsi la nature humaine, qui par ses fautes avait perdu le droit à la félicité éternelle, se trouve placée sous la tutelle des saints anges et arrive, par leur secours, au royaume éternel. Mû par ces considérations, nous avons trouvé convenable et nécessaire de ne pas borner nos hommages à la Toute-Puissance divine qui régit ce monde, à la Vierge Marie mère de Dieu, mais de les adresser aussi à ses fidèles serviteurs les anges, qui se réjouissent de notre conversion et la célèbrent par des jours de fête, dit le saint évangile, mais surtout aux très saints esprits que nous savons être députés à notre sauvegarde, qui veillent sur nous pendant notre sommeil, nous assistent dans notre prière, nous défendent sur terre et sur mer, purifient notre esprit et notre corps, nous provoquent à la vertu, élèvent nos pensées vers Dieu, nous consolent dans nos peines et nos épreuves, quand nous sommes sous les étreintes de la maladie et de la mort prochaine, nous font visite, nous fortifient, nous défendent contre l’esprit du mal, et après nous avoir donné la victoire, nous accompagnent au ciel ou au purgatoire. Sans ce secours providentiel, l’infirmité humaine ne saurait être en sécurité. C’est pourquoi nous voulons honorer par une fête solennelle, par une tendre dévotion et des sacrifices, ceux dont le Dieu tout-puissant se sert pour l’exécution de ses volontés. Après avoir institué autrefois, quand nous nous occupions de la réforme du calendrier, la fête de l’ange propre et avoir obtenu pour elle la confirmation apostolique, poursuivant aujourd’hui cette pieuse entreprise, nous voulons, d’accord avec notre chapitre, que cet office soit un office canonial ; il sera porté avec ce titre sur la table du chœur, et tous les ans sera célébré par un des archidiacres, ou le chantre, ou le sacriste, ou l’ouvrier, ou l’un des chanoines.

Ce texte est du bienheureux François d’Estaing, qui fut le pionnier du culte liturgique de l’ange gardien. Ordonné prêtre en 1499, François d’Estaing était déjà camérier-doyen du chapitre de chanoines de Lyon, abbé commandataire, et depuis l’année précédente membre du conseil du roi (Louis XII). C’est à ce titre qu’il part en ambassade à Rome (avec Guillaume Budé) en 1505. Il rencontre le pape Jules II et lui fait part de son souhait d’honorer les anges gardiens par une fête liturgique. Le pape l’y encouragea. Evêque de Rodez à la fin de cette même année, il fit composer un office, qui fut approuvé par Léon X. Le texte ci-dessus est sans doute de 1526, quand François d’Estaing reçut une nouvelle approbation pontificale (de Clément VII).

La fête se répandit d’abord en Espagne et au Portugal, puis dans l’empire. En 1608 Paul V accorda à Ferdinand II la fête des anges gardiens dans tout l’empire, et Clément X la mit au calendrier romain en 1670, à la date du 2 octobre (à Rodez elle était au 1er mars et y resta jusqu’au XIXe siècle).