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Saint Calixte

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Le personnage central du portail nord de la cathédrale de Reims est saint Calixte Ier. Parce que dans cette cathédrale se trouvent les reliques du pape martyr. Elles devraient se trouver en fait dans l’abbaye Saint-Calixte de Cysoing, construite pour cela, mais la peur des Normands les fit transférer à Reims. En fait ce sont les révolutionnaires qui détruiront l’abbaye en 1793.

Voici ce que j’ai trouvé sur le site internet de la « Société historique du Pays de Pévèle ».

L’histoire de l’abbaye commence après le décès d’Evrard de Frioul, (ou mieux Eberhard), lorsque son épouse Gisèle décide de créer une communauté religieuse dans son domaine. Celle-ci sera chargée de prier et de veiller à la fois sur les reliques de saint Calixte, amenées par son mari en 854 et placées dans une église reconstruite pour ce dépôt d’un corps saint, et sur la nécropole familiale. Celle-ci a été édifiée face à l’église où repose Calixte et reçoit la tombe d’Evrard, de Gisèle et de ses enfants. Cette communauté est encore mal connue et on ignore aussi le nombre de ces religieux qui pouvaient être des chanoines séculiers. Les menaces que font courir les invasions normandes amènent le départ des reliques du saint pape vers Reims en 887. L’archevêque avait promis leur retour dès que la paix serait revenue, en fait elles ne reviendront jamais. En compensation, Evrard est canonisé et son corps devenu reliques est placé en lieu et place de Calixte… Au XIIe siècle, le prévôt de la communauté fondée par la petite fille de Charlemagne se rend à Reims pour se plaindre des déboires de l’institution de Cysoing. En 1129, des chanoines réguliers de saint Augustin s’installent à Cysoing avec Anselme à leur tête, qui sera le premier abbé d’une véritable abbaye. Il faudra un peu de temps pour que les gens et les choses se mettent bien en place et la nouvelle communauté est affiliée à l’abbaye d’Arrouaise, en Artois. Au fil du temps, les chanoines de Cysoing vont se rallier à l’abbaye Saint-Victor de Paris, puis à l’abbaye Sainte-Geneviève également à Paris. A une question posée par Louis XV lors de son passage en 1744, l’abbé répondra que tous ces changements ont amené une certaine confusion sur les liens entretenus entre ces diverses abbayes… Bien que les reliques du saint pape ne soient plus dans l’abbatiale, l’établissement ne cessera jamais de s’appeler abbaye Saint-Calixte et Evrard en est officiellement le fondateur. Comme tant d’autres communautés religieuses obéissant à des règles de vie, l’abbaye de Cysoing va connaître des périodes de faste et de piété et des moments difficiles et de relâchement spirituel, surtout durant la Guerre de Cent ans. Mais du XVIe siècle à la Révolution, il faut noter que Cysoing ne cessera d’être un lieu réputé pour sa régularité et ses études. Les bâtiments connaîtront diverses campagnes de reconstruction et d’agrandissement. Mathias de Barda entreprend la reconstruction totale de l’abbatiale consacrée en 1535. Une très haute tour est ajoutée en 1624 par Erasme d’Autel qui fait rebâtir divers locaux. Mais c’est au cours des XVIIe et XVIIIe siècles que l’abbaye aura ses heures de gloire et sera réputée pour sa splendeur. Les abbés Joseph et Antoine Vranx, Laurent de Roque, Evrard Duhamel, vont porter le lieu à son achèvement, Laurent de Roque reprenant totalement le parc qui sera admiré par tous les voyageurs. C’est lui qui reçoit, du 14 au 17 mai 1744, le roi Louis XV, alors occupé à préparer la Campagne de Flandre, qui sera un succès pour ses armées jusqu’à la victoire de Fontenoy en 1745. L’abbaye est supprimée en 1792, comme tous les établissements religieux français, par les décrets de la Révolution et les armées républicaines y mettent le feu pour fêter une victoire sur les Prussiens en 1793. Il n’en restera que des ruines rapidement vendues avec les terres, qui seront loties. De nos jours, il ne subsiste qu’un magasin, servant jadis de réserves et de dépôts, bâti vers 1785, et longeant la rue Gambetta. Du parc il ne subsiste que les viviers et le monument élevé au centre d’une étoile formée par des avenues, célébrant le souvenir du passage du roi et ses victoires en Flandre. C’est un obélisque élégant, nommé pyramide depuis son inauguration en 1751.

Non à l’euthanasie…

Le Comité espagnol de bioéthique publie un rapport dans lequel il s’oppose fermement à toute légalisation de l’euthanasie. Dès le lendemain, 160 juristes ont exigé le retrait du projet de loi qui est « contraire aux articles 10, 14, 15, 43.1, 49 et 50 de la Constitution espagnole, qui protègent la dignité de toute personne humaine et ses droits inaliénables à l’égalité et à la non-discrimination, à la préservation de la vie elle-même et à la protection de la santé même lorsqu’elle peut être réduite, et surtout lorsqu’il s’agit de handicaps physiques, sensoriels et psychologiques ou de citoyens dans leur vieillesse ».

« Nous considérons qu’il n’y a pas de droit à la mort, ni sur le plan éthique ni sur le plan juridique », dit le Comité de bioéthique.

Ah bon. On aimerait savoir pourquoi tout cela ne concerne pas l’avortement. Pourquoi il n’est pas contraire à la Constitution de tuer les bébés à naître, pourquoi les femmes ont le droit à la mort de leur bébé…

Saint Edouard le Confesseur

Bréviaire :

Édouard surnommé le Confesseur, était petit-fils de S. Édouard, roi et Martyr, et fut le dernier souverain des Anglo-Saxons.

Le Seigneur fit voir dans une extase, à un homme de très grande sainteté nommé Brithuald, qu’Édouard serait roi. Il n’avait que dix ans lorsque les Danois, qui alors dévastaient l’Angleterre le cherchant pour le faire mourir, il fut contraint de s’exiler, et se réfugia chez son oncle, le duc de Normandie. Là, au milieu des séductions du vice, il fit paraître une telle intégrité de vie et une si grande innocence de mœurs, qu’il fut un sujet d’admiration pour tous. On vit même alors éclater en lui une piété admirable envers Dieu et pour les choses divines. Il était d’un caractère très doux et sans aucune ambition du pouvoir ; on rapporte de lui cette parole, qu’il aimait mieux se passer de la royauté, s’il ne pouvait l’obtenir sans carnage et effusion de sang.

Après la mort des tyrans qui avaient enlevé à ses frères la vie avec la couronne, il fut rappelé dans sa patrie et mis en possession du trône, d’après les vœux et aux applaudissements de tous. Il s’appliqua tout entier à faire disparaître les traces de ressentiments et d’inimitiés. Commençant par les choses saintes et par les églises, dont il réédifia ou restaura les unes, enrichit les autres de revenus et de faveurs, il mit ses plus grands soins à relever et faire refleurir la religion. Poussé par les grands du royaume à se marier, il conserva avec son épouse la virginité dans l’état du mariage : les écrivains sont d’accord pour l’affirmer.

Il avait tant de foi et d’amour envers Jésus-Christ que plusieurs fois, pendant la célébration des saints Mystères, il mérita de le voir apparaître, le visage empreint de douceur divine. Partout on l’appelait le père des orphelins et des indigents, et jamais il n’était plus joyeux que lorsqu’il avait épuisé les trésors royaux à soulager les pauvres.

Doué du don de prophétie, il prévit surnaturellement plusieurs faits à venir concernant l’état de l’Angleterre, et, chose remarquable entre toutes, il connut par inspiration divine, au moment même où elle arrivait, la mort de Suénon, roi des Danois, qui fut submergé en s’embarquant pour aller faire invasion en Angleterre.

Édouard eut pour saint Jean l’Évangéliste un culte particulier, et il avait coutume de ne rien refuser de ce qu’on sollicitait de lui en son nom. Saint Jean, sous les haillons d’un pauvre, lui ayant un jour demandé l’aumône, le roi, dépourvu d’argent, prit l’anneau qu’il portait au doigt et le lui donna ; mais peu de temps après, le saint Apôtre le lui rendit en l’avertissant de sa fin prochaine. Le roi demanda donc aussitôt des prières, et le jour des nones de janvier, jour qu’avait prédit l’Évangéliste, il mourut très saintement, l’an du Seigneur mil soixante-six.

Des miracles ayant jeté sur lui de l’éclat, le Pape Alexandre III, au cours du siècle suivant, le mit au nombre des Saints. Innocent XI ordonna d’honorer sa mémoire dans toute l’Église par un office public, et cela, au jour même où, trente-six ans après sa mort, son corps, dans la translation qu’on en fit, fut trouvé exempt de corruption et exhalant une suave odeur.

Le Bienheureux Charles de Blois

Extrait d’un article de Laurent Héry dans les Annales de Bretagne, 1996.

Le procès d’Angers nous révèle qu’au moins onze miraculés ont, au moment d’implorer Charles de Blois, insisté dans leur invocation sur le fait qu’ils avaient été à son service pendant un certain nombre d’années, soit dans son ost, soit près de lui à sa cour. Ainsi, Guillaume Bricton, sur le point d’être pendu, se voua au comte de Penthièvre en ces termes : « Saint Charles, moi je t’ai servi, j’étais à la bataille d’Auray où tu es mort. C’est pourquoi je te demande d’intercéder pour moi auprès de Dieu ». Il semblait, aux yeux de cet homme, que le saint était en quelque sorte son débiteur ; il devait le récompenser pour le temps passé sous ses ordres. L’intercesseur paraît donc lié par-delà la mort à ceux qui l’ont aimé et servi de son vivant. Aussi Charles de Blois créait-il la surprise en intervenant en faveur de ses anciens ennemis, et ceux-ci étaient justement les premiers étonnés.

Pas moins de cinq partisans des Montfort, dont trois Anglais, bénéficièrent des faveurs du comte de Penthièvre. Ce dernier s’attaquait en fait, à l’aide du miracle, aux bastions de ses opposants ; il essayait de les convertir et y réussissait d’ailleurs fort bien.

Gui de Trévil, par exemple, promit à l’ancien duc que s’il l’aidait à retrouver ses écus il croirait alors à sa sainteté. À peine eut-il fini de prononcer ces paroles que l’or perdu réapparut. Charles de Blois se fit donc en la personne de ce chevalier breton un nouvel et fidèle allié. Nous trouvons également, dans les actes de l’enquête angevine, le cas d’un Anglais avouant à Guillaume Le Juste qu’il avait été l’ennemi du comte de Penthièvre et qu’alors il ne l’aimait pas. Cet Anglais s’empresse cependant d’ajouter que depuis que Charles de Blois l’a guéri d’une ancienne et douloureuse blessure, il ne cesse de répéter que celui-ci avait été un homme saint.

Ces revirements instantanés sont très spectaculaires. Un certain Jamien, qui avait combattu le comte de Penthièvre, affirmait ainsi – après avoir été guéri par celui-ci d’une hémiplégie – être prêt à se battre en duel contre ceux qui nieraient sa sainteté. Finalement Charles de Blois continuait après sa mort la guerre contre Jean IV en éclaircissant les rangs de ses alliés, mais avec cette fois le miracle pour seule arme. Il en usait d’ailleurs avec une extrême habileté : à deux reprises il intervint en faveur de militaires anglais aux fonctions importantes. Charles de Blois guérit par exemple la jambe d’Antoine Houlz, le capitaine de Cesson – il est maître d’hôtel du nouveau duc de Bretagne au moment du procès. Celui-ci devint dès lors l’un de ses ardents défenseurs : à ceux de ses compatriotes anglais qui lui reprochaient de croire en la sainteté du vaincu d’Auray, il répondait que s’ils avaient été comme lui malades et guéris, ils croiraient. En 1367 c’est le capitaine du château de Léhon, un Anglais nommé Comiton, que Charles de Blois convainquit de sa sainteté. Sa fille était morte après avoir chu d’une tour de la forteresse. La mère de la jeune défunte, craignant les réactions de son époux, n’osa pas la vouer au prince breton. Finalement elle demanda la permission de son mari, l’obtint et fit le vœu : l’enfant retrouva immédiatement la vie. Comiton était définitivement conquis.

Ce sont ici deux places fortes qui tombent sous les coups de boutoir miraculeux du comte de Penthièvre. Mais parfois les anciens adversaires du saint se montraient plus récalcitrants, n’hésitant pas à l’insulter publiquement, à blasphémer son nom.

Un Anglais appelé Jean François accomplissait en juin 1368, avec son épouse bretonne et quelques autres dévots, le pèlerinage de Tréguier. Lors d’une étape à Belle-Isle-en-Terre certains de ses compagnons de route proposèrent de modifier l’itinéraire : « Nous voici près de la ville de Guingamp. Allons ensemble visiter le tombeau du sieur Charles, le défunt duc de Bretagne, car il y fait de nombreux et très beaux miracles », dirent-ils. Cette initiative mit Jean en colère ; il leur répondit : « Et vous croyez, vous, qu’il est saint. Par saint Georges, il ne l’est pas, je suis convaincu que non ». Puis, se tournant vers sa femme qui insistait pour qu’il fît le détour par cette cité du Penthièvre, il ajouta : « Si le sieur Charles peut m’empêcher d’aller à saint Yves demain, je croirai qu’il est saint, autrement non ». Il en fallait moins pour irriter le défunt duc de Bretagne qui lui fit rapidement regretter ses paroles outrageuses. La nuit suivante, le pèlerin anglais fut en effet frappé par une grave et subite maladie : il ne pouvait ni se lever, ni parler. Pour tous ceux qui étaient présents il semblait évident que Jean François payait le prix de sa provocation. Son épouse et ses compagnons lui conseillèrent alors vivement de se repentir et de se vouer à Charles de Blois, ce qu’il fit sans remords et mentalement puisqu’il était muet. La guérison fut immédiate et totale. Convaincu de la sainteté du comte de Penthièvre, le miraculé prit sans attendre le chemin de Guingamp, nu-pieds, comme il l’avait promis dans son vœu, et, là-bas, conta sa mésaventure à des notaires qui la consignèrent. Force est de croire que les nouveaux sentiments qu’il éprouvait pour le prince défunt étaient sincères puisqu’à Carhaix il dit à des Bretons et à des Anglais qu’il était prêt à se battre contre tous ceux qui nieraient la sainteté de Charles de Blois.

Les anciens ennemis du duc n’étaient pas les seuls à être pris de doute en entendant le récit des miracles qui lui étaient attribués. Au sein même de l’Église les réactions étaient parfois très vives. Le frère Jean Louénan, bénédictin du monastère de Saint-Gildas-de-Rhuys, n’hésitait pas à affirmer, malgré les reproches de dom Laurent, l’abbé du couvent, que le duc défunt était damné en enfer, qu’il « avait été méchant durant sa vie » et qu’il « ne croirait pas à sa sainteté, à moins qu’il ne lui fît un long nez, lui qui l’avait camus ou court ». Ces propos déplaisaient à l’un de ses compagnons, le frère Olivier de Mausen : celui-ci espérait ouvertement qu’une punition divine châtierait le blasphémateur. Elle survint. En effet, peu après, le bénédictin tomba malade, perdit l’usage de l’ouïe et de la parole. Il recouvra la santé quand son propre frère le voua à Charles de Blois. De même, à Périgueux, Itérius Désolier et sa femme qui faisaient des gorges chaudes des miracles du prince breton perdirent la vue. Ils n’en retrouvèrent l’usage qu’après s’être voués, repentants, à celui dont ils se moquaient. Ils firent ensuite une offrande devant son image, pour le remercier.

Enfin, lors du siège de Bécherel, un écuyer de la compagnie du vicomte de Rohan, nommé Bertrand de Beaumont, répondit à ceux qui parlaient en bien du comte de Penthièvre : « Cessez de parler du sieur Charles, car en réalité ce n’est pas un saint et je ne croirai pas qu’il est saint tant que je ne l’aurai pas vu ». Outré par l’incrédulité de Bertrand, un de ses compagnons, un écuyer de Bretagne, répliqua : « Moi je demande au sieur Charles, s’il a pouvoir auprès de Dieu, de te le faire voir aujourd’hui ; qu’il fasse pour toi quelque miracle, et tu mourras d’un mauvais boulet, aussi sûr que tu mens ». Le blasphémateur acquiesça : « Amen ». À peine s’était- il écarté du groupe qu’un boulet anglais l’atteignit à la tête, mortellement. Le comte de Penthièvre usa ici d’un sévère châtiment pour punir l’incrédule. Ce fut aussi la mort qui surprit lors de ce même siège de Bécherel l’Anglais qui avait – suprême outrage ! – raclé en février 1368 l’image miraculeuse de Charles de Blois dans le couvent des cordeliers de Dinan.

19e dimanche après la Pentecôte

Dom Johner fait remarquer qu’habituellement la mélodie de l’alléluia culmine dans le verset, et qu’ici c’est dans le jubilus. La mélodie du verset se développe à partir de la formule qui précède cette montée : le do-ré-mi-do qu’on retrouve dans confitemini et qui lance le bel annuntiate : annoncez, allez-y… Un peu variée sur gentes, elle revient avec le jubilus sur ejus.

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Terribles Gribouilles

Pour libérer Sophie Pétronin, 200 jihadistes ont été libérés. Des terroristes qui vont immédiatement reprendre les armes. Contre qui ? Contre les soldats français.

Pour libérer qui ? Une femme qui dit ceci :

« Pour le Mali, je vais prier, implorer les bénédictions et la miséricorde d’Allah, parce que je suis musulmane. Vous dites Sophie, mais c’est Mariam que vous avez devant vous. Appelez-les comme vous voulez, moi je dirais que ce sont des groupes d’opposition armés au régime. »

On ne sait pas combien la France a donné d’argent pour la libération de « Mariam ». Mais il y avait aussi un missionnaire italien parmi les quatre otages libérés, et l’on dit que le Vatican a versé 10 millions d’euros.

C’est sympathique de la part de François :les jihadistes vont pouvoir se réarmer sans puiser dans leur cagnotte…

Saint François Borgia

La chapelle de la Trinité, à Lyon, fut l’une des deux premières églises baroques de la ville. Elle faisait partie du « Grand Collège » jésuite, devenu lycée Ampère. Elle a été superbement restaurée dans les années 90.

Elle a été construite entre 1617 et 1639. La décoration du chœur a été refaite à partir de 1734, en marbre de Carrare. On y voit quatre statues, de saints jésuites : saint Ignace, saint François Borgia, général des jésuites au moment de la cession du collège aux jésuites, canonisé en 1671, saint Louis de Gonzague, canonisé en 1729, saint François Régis, canonisé en… 1737. Du même marbre de Domenico Magnani seront faits peu après les Chevaux de Marly.

La plus intéressante (la plus élégante) est sans doute celle de saint François Borgia. (Pour tout savoir sur la chapelle, c’est ici.)

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Ἅγιος

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Illustration annonçant « l’heure sainte » qui vient d’être célébrée en l’église Saint-Nicolas de Mezzojuso (Sicile), sur la page Facebook de la paroisse.

Ἅγιος, ἅγιος, Κύριος Σαβαώθ, Πλήρης ὁ οὐρανὸς καὶ ἡ γῆ τῆς δόξης σου. Ὡσαννὰ ἐν τοῖς ὑψίστοις.

Saint, saint le Seigneur Sabaoth. Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire. Hosanna au plus haut des cieux.

40 milliards

La vente de masques a déjà rapporté 40 milliards de dollars à la Chine.

Comme quoi c’est bien vrai :

1. que pour gagner beaucoup d’argent il vaut mieux vendre de nombreux exemplaires de quelque chose qui coûte presque rien plutôt que moins d’exemplaires de choses qui coûtent cher;

2. qu’il est possible de vendre en masse des choses qui ne servent à rien (comme le montrent les chiffres de contamination depuis que le masque est obligatoire – et le fait qu’il est toujours absent des pays nordiques) après avoir persuadé le peuple que ce qui ne sert à rien est nécessaire.

Paroles du cardinal Zen

Voici une rapide traduction d’un texte du cardinal Zen, qui est certes très long mais donne une vue d’ensemble, historique et actuelle, du problème chinois, qui est aussi un problème du Vatican. Il a l’autorité pour en traiter, et il ne mâche pas ses mots…

 

Pour l’amour de la vérité je ne garderai pas le silence

 

J’ai lu le discours du cardinal Parolin, secrétaire d’État de Sa Sainteté, à Milan le 3 octobre. C’était écœurant ! Il n’est nullement stupide ou ignorant, il a raconté une série de mensonges en regardant dans les yeux.

Le plus répugnant a été l’insulte faite au pape émérite Benoît XVI en disant que celui-ci approuvait l’accord signé par le Saint-Siège il y a deux ans, sachant que notre très doux et très gentil Benoît ne viendra certainement pas le nier. C’était aussi très ridicule et humiliant pour l’innocent cardinal Re d’être utilisé une fois de plus pour soutenir les mensonges du Très Eminent Secrétaire.

Parolin sait qu’il ment. Il sait que je sais qu’il est un menteur. Il sait que je dirai à tout le monde qu’il est un menteur. Il n’est pas seulement sans vergogne, mais aussi téméraire. Que n’osera-t-il pas faire maintenant ? Je pense qu’il n’a même pas peur de sa conscience.

Je crains qu’il n’ait même pas la foi. J’ai eu cette impression lorsque Parolin, le secrétaire d’État, dans un discours commémoratif en l’honneur du cardinal Casaroli, a salué son succès dans l’établissement de la hiérarchie ecclésiastique dans les pays communistes d’Europe, en disant que « quand on cherche des évêques, on ne cherche pas des “gladiateurs”, qui s’opposent systématiquement au gouvernement et qui aiment se montrer sur la scène politique ».

Je lui ai écrit pour lui demander si son intention avait été de décrire le cardinal Wyszynski, le cardinal Mindszenty et le cardinal Beran. Il a répondu sans le nier. Il a seulement dit que si j’étais mécontent de son discours, il s’en excusait. Mais celui qui méprise les héros de la foi n’a pas la foi !

L’histoire

 

Voyons comment Parolin a résumé l’histoire.

La mention rituelle de Matteo Ricci comme modèle insurpassable dans l’histoire de la mission de l’Église en Chine commence à m’inquiéter. Beaucoup de missionnaires qui ont évangélisé au milieu du peuple n’étaient pas moins admirables (sans conteste je suis fier de devoir ma première éducation dans la foi aux jésuites de Shanghai).

Parolin a retracé les tentatives de dialogue jusqu’au Pape Pie XII. Par chance il a également déclaré que Pie XII avait abandonné la tentative, ajoutant que « cela a créé la méfiance mutuelle qui a marqué l’histoire ultérieure ».

Il semble dire que c’est la « méfiance » qui a causé toute l’histoire des 30 années suivantes ! L’histoire peut-elle être simplifiée d’une telle façon ? Qu’en est-il de l’expulsion des missionnaires, de tous les missionnaires, après qu’ils furent soumis au jugement des tribunaux populaires, condamnés comme impérialistes, oppresseurs du peuple chinois et même assassins ? Le représentant pontifical a également été expulsé, et de nombreux évêques ont été expulsés après des années de prison !

Ayant expulsé les « oppresseurs impérialistes », ils en sont venus à punir les opprimés, les chrétiens et le clergé chinois, coupables de ne pas vouloir renoncer à la religion apprise de ces oppresseurs !

La moitié de l’Église s’est retrouvée en prison et dans des camps de travaux forcés. Pensez aux jeunes membres de la Légion de Marie, qui sont entrés dans la prison à l’adolescence et avaient presque 40 ans lorsqu’ils ont été libérés (sauf ceux qui y sont morts).

L’autre moitié de l’Église s’est également retrouvée en prison, mais après avoir été torturée sous les gardes rouges de la révolution culturelle. Après cela, il y eut 10 ans de silence.

Certains disent : N’êtes-vous pas capable d’oublier les souffrances du passé ? Je n’ai rien souffert personnellement (je suis à Hong Kong depuis 1948), ma famille et mes confrères ont souffert.

Purification de la mémoire ? Pardonner, oui ! Mais oublier l’histoire ? L’histoire est professeur de vie !

Parolin a mentionné le cardinal Echegaray comme celui qui a commencé un nouveau chemin « avec des hauts et des bas ». Pour ceux qui le connaissaient, le cardinal Echegaray était un optimiste impénitent. Il aimait énormément la Chine. Peu de gens savent comment les communistes ont traité ce vieil ami, quand il leur a rendu visite dans un moment malheureux : pendant la campagne contre la canonisation des martyrs chinois, on lui a servi une heure d’insultes et d’humiliations (un prêtre des missions en a été témoin) !

Le chemin « avec des hauts et des bas » est en ligne droite, il n’a jamais changé ! Mgr Claudio Celli qui était le négociateur avant Parolin se plaignait du fait que l’homologue chinois n’avait pas négocié, ils répétait simplement comme un gramophone : « Signez l’accord ! »

Aujourd’hui, Mgr Celli n’a qu’un seul mot pour l’Église indépendante de Chine : compassion. Mais la vraie compassion doit être de libérer les esclaves de l’esclavage, non de les encourager à être de bons esclaves.

 

L’Ostpolitik du Saint-Siège

 

Oui, le dialogue avec les communistes a commencé il y a longtemps. Il y avait déjà des évêques représentatifs des pays communistes au Concile Vatican II convoqué par le Pape Jean XXIII. Puis le Pape Paul VI a envoyé Mgr Casaroli, en diverses missions, pour rétablir les hiérarchies dans ces pays.

C’était un travail dans le brouillard (comme le dit Casaroli), il n’avait aucun moyen de connaître la situation réelle. Les hiérarchies établies ? Des évêques fantoches, davantage des fonctionnaires que de bergers du troupeau. Mais dans ces pays avec une longue histoire chrétienne, ils ne pouvaient pas trop mal se comporter (il y a deux ans, je suis allé visiter Budapest, Bratislava et Prague pour apprendre certaines de leurs histoires).

Le dialogue s’est poursuivi avec le Pape Jean-Paul II et le Pape Benoît, mais quel a été le résultat de cette politique que l’on appelle habituellement l’Ostpolitik ?

Dans le livre Benoît XVI – Dernier Testament : dans ses propres mots (p. 170) : A la question (par Peter Seewald) : Avez-vous partagé et soutenu activement l’Ostpolitik du Pape (Jean-Paul II) ? Benoît : « Nous en avons parlé. Il était clair que la politique de Casaroli… bien qu’elle ait été mise en œuvre avec les meilleures intentions du monde, avait échoué. La nouvelle direction poursuivie par Jean-Paul II est le fruit de son expérience personnelle, de ses contacts avec ces puissances. Naturellement, on ne pouvait donc pas espérer que ce régime s’effondrerait bientôt, mais il était évident qu’au lieu d’être conciliant et d’accepter des compromis, il fallait s’y opposer avec force. Telle était la vision fondamentale de Jean-Paul II, que j’ai partagée. »

 

L’application de l’Ostpolitik en Chine

 

Dans sa lettre de 2007, le Pape Benoît XVI a précisé le principe qui doit guider tout dialogue : on ne peut pas vouloir parvenir à un résultat à tout prix, un bon résultat dépend de la volonté des deux parties : « La solution des problèmes existants ne peut pas être recherchée via un conflit permanent avec les autorités civiles légitimes ; en même temps, cependant, le respect de ces autorités n’est pas acceptable lorsqu’elles interfèrent indûment dans les questions concernant la foi et la discipline de l’Église. »

Le Pape François, lui aussi, est clair sur le principe qui doit guider le dialogue. En Corée, à l’occasion de la Journée de la Jeunesse asiatique, il a déclaré aux évêques asiatiques réunis là-bas : il y a deux principes de dialogue, d’abord la fidélité à sa propre identité (on ne peut pas renoncer à son ecclésiologie et à ses disciplines fondamentales), puis il est nécessaire d’ouvrir le cœur et d’écouter.

 

Continuité ?

 

En pratique, il n’y a pas de continuité entre Benoît et François mais seulement la continuité d’une personne, Parolin.

Dans mon livre Pour l’amour de mon peuple, je ne resterai pas silencieux, j’ai raconté comment un groupe de pouvoir au Vatican n’a pas suivi la ligne du pape Benoît XVI pour résoudre les problèmes avec le gouvernement de Pékin.

La question se pose : un pape aussi connu pour sa dureté (on lui a même donné le surnom de « Rottweiler de Dieu ») tolérerait-il cela ? Oui, le pape Benoît XVI, qui est l’homme le plus doux et le plus timide du monde, hésite beaucoup à exercer son autorité.

Un jour, moi, un grand pécheur, lui ai fait la moue et lui ai dit : « Vous me dites de vous aider en ce qui concerne l’Église en Chine. Ces autres personnes ne suivent pas votre ligne et vous n’intervenez pas. Qu’est-ce que je vais faire ? Bertone ne m’aide pas non plus, pourquoi ? » Il a répondu : « Parfois, on ne veut pas offenser quelqu’un. » Il voulait dire le cardinal Dias, alors préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, ainsi que le négociateur du Saint-Siège avec Pékin, Mgr Parolin, tous deux enthousiastes à propos de la politique de l’Ostpolitik.

On pourrait dire que je révèle des choses dites dans une conversation privée et que je peux embarrasser la personne concernée. Oui, mais je pense que c’est bien mieux que de le laisser prendre la responsabilité d’approuver une mauvaise affaire.

Une chose étrange a été que lorsque le cardinal Tomko était préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, le négociateur informait les membres de ces réunions secrètes périodiques sur l’avancement des négociations (non officielles). Lorsque le pape Benoît XVI a créé une respectable Commission pour l’Église en Chine, elle a plutôt été laissée dans l’ignorance.

Au cours de l’année 2010, il y a eu des rumeurs selon lesquelles un accord était prêt. Mais à un moment donné, tout est tombé dans le silence. Parolin a été envoyé au Venezuela et Ballestrero est entré, Savio Hon est arrivé à la Congrégation pour l’évangélisation des peuples avant même que Dias ne prenne sa retraite. De tout cela, on peut interpréter que le pape Benoît XVI a, in extremis, rejeté le projet d’accord et donné une toute nouvelle tournure aux choses.

Lorsque le pape François a rappelé Parolin du Venezuela et en a fait son secrétaire d’État, l’une des premières choses que Parolin a faites a été de faire disparaître silencieusement la Commission pour l’Église en Chine et bientôt l’Ostpolitik envers la Chine a ouvert la voie. Dialogue avec l’ennemi oui, mais pas entre nous ! Le pape François a manifestement remis la Chine entièrement entre les mains de son secrétaire d’État.

Il n’y a pas de continuité entre Benoît qui a dit non à l’Ostpolitik et François qui a dit oui à l’Ostpolitik. Il y a la continuité de l’Ostpolitik de Parolin : avant il ne suivait pas Benoît et maintenant François le suit.

On me demandera : dites-vous que Parolin manipule le Saint-Père ? Oui, je ne sais pas pourquoi le Pape se laisse manipuler mais j’ai des preuves pour le croire et cela rend même moins douloureux et répugnant pour moi de critiquer le Saint-Siège.

Lorsqu’il était en train de légitimer les sept « évêques » excommuniés et de demander à deux évêques légitimes de la communauté clandestine à démissionner, lors d’une audience accordée à Mgr Savio Hon, le pape a dit trois choses : « Ce n’est pas bon », « pourquoi n’en ont-ils pas discuté avec moi? », « Je vais examiner la question ».

Plus tard, lors d’une audience qui me fut accordée, j’ai demandé au Pape François : Avez-vous eu l’occasion de vous intéresser à ce problème ? Il a rapidement répondu : « Oui, je leur ai dit de ne pas créer une autre affaire Mindszenty. » Cela ne pouvait être plus clair et plus précis. (Malheureusement, les choses se sont déroulées exactement comme ce qui est arrivé au cardinal Mindszenty. Les deux évêques ont été forcés de confier leurs fonctions à deux hommes indignes.)

Les choses qui sont sorties du Vatican venaient de Parolin (évidemment avec le consentement du Pape) !

 

L’effet de l’accord

 

Mais comment pouvez-vous dire que l’accord est mauvais ? N’ayant pas lu le texte, en particulier celui en chinois, je n’ai pu donner aucun jugement. Mais le Très Eminent Parolin lui-même et ses hommes de main ont souvent déclaré qu’un mauvais accord vaut mieux que pas d’accord. Je ne peux pas comprendre cela alors que je suis professeur de morale. J’enseigne toujours que le mal ne peut être fait même avec une bonne intention.

– On dit : l’accord est bon, les communistes chinois ont enfin reconnu le Pape comme l’autorité suprême de l’Église catholique.

Si je ne vois pas le texte, je ne le crois pas.

– Le Pape aura le droit de veto !

Si je ne vois pas le texte, je ne le crois pas. Même en supposant qu’il l’a, combien de fois peut-il l’utiliser sans embarras ?

– Avec l’accord, il n’y aura plus d’évêques illégitimes !

Peut-on se fier à la parole d’un régime totalitaire ? Vous ne vous souvenez pas du pacte avec Napoléon, du concordat avec le gouvernement nazi ?

Si le Vatican est aussi docile qu’il l’est, les évêques légitimes ne seront pas forcément des évêques dignes. L’Église indépendante en Chine est maintenant pleine d’évêques « opportunistes », des gens qui se vendent au gouvernement pour faire une carrière de pouvoir et de richesse.

A propos, si les sept excommuniés légitimés sont l’échantillon de ce qui est à venir, que le Seigneur nous en libère. Ont-ils changé de conduite ? Ont-ils montré un signe de repentir ? De gratitude pour le pardon accordé par le Pape ? Une promesse publique de respecter la doctrine et la discipline de l’Église ? Au lieu de cela, ce que vous voyez, c’est qu’ils chantent victoire : nous avons fait le bon choix en restant avec le gouvernement !

Particulièrement dégoûtant a été le traitement des deux évêques légitimes qui ont été forcés de céder la place aux excommuniés. Après sa « victoire », Huang Bingzhang, l’évêque de Shantou désormais légitimé, a organisé une grande fête avec l’évêque déchu Zhuang Jianjian dans l’église de Zhuang. Son clergé et de nombreux fidèles sont venus nombreux en autocar, mais le clergé et les fidèles des destitués n’ont pas été admis (la police a maintenu l’ordre). Ils voulaient que le déchu vienne concélébrer et ainsi l’humilier. Mais le vieil évêque a toujours l’esprit clair, il a dit : « Quand vous vous mariez, vous faites la fête. Mais j’ai été obligé de divorcer de mon diocèse, qu’y a-t-il à célébrer ? » et il s’est retiré.

L’évêque Guo Xijin de Mindong, qui dirige la communauté non officielle avec beaucoup plus de membres que celui de son concurrent, a obéi au Vatican en abandonnant sa position à l’excommunié et en devenant son auxiliaire. Mais tout le monde a vu comment ils ont rendu sa vie impossible, alors tout ce qu’il pouvait faire était de démissionner (c’est dans les nouvelles de ces jours-ci).

L’Église en Chine est-elle enfin unie ? Y a-t-il rapprochement entre les deux communautés ecclésiales ? Y a-t-il normalisation de la vie ecclésiale, simplement parce que le Pape donne sa bénédiction à cette situation misérable, à cette victoire de l’ennemi ?

Est-ce bon d’avoir tous les évêques légitimes mais dans une Église objectivement schismatique ? Est-ce un progrès ? Quel genre de parcours cela commence-t-il ?

Son Eminence Parolin semble très humble de dire que le résultat de l’accord n’a pas été particulièrement excitant, mais c’est évidemment un euphémisme, je dirais que cela a été tout simplement désastreux.

 

Le dernier acte : tout le monde dans une Église schismatique !

 

Plus désastreux et plus cruel a été le dernier acte de cette tragédie : le document de fin juin de l’année dernière. Les « Directives pastorales du Saint-Siège concernant l’enregistrement civil du clergé en Chine » ont été publiées par le « Saint-Siège », sans spécification du département et sans signature (mais on sait que c’est une création de Parolin). Tout le monde est invité à rejoindre l’Association patriotique, c’est-à-dire l’Église indépendante. C’est le coup de grâce !
Certaines des communautés « clandestines », dirigées par des évêques et des prêtres, sont heureuses de pouvoir enfin, tuta conscientia, ôter le fardeau d’être « illégales ». Mais lorsqu’ils entrent dans la cage à oiseaux, ils se font moquer d’eux par les anciens locataires : « Nous l’avons toujours dit…» Mais beaucoup de ceux qui ont résisté au régime tout au long de leur vie et persévéré dans la vraie foi (avec de nombreux martyrs dans leurs familles) sont désormais invités par le même « Saint » Siège à se rendre !? Perplexité, déception et même (personne ne devrait être scandalisé) ressentiment d’avoir été trahi.

Il est vrai que le document dit que le Saint-Siège « respecte » leur conscience s’ils ne se sentent pas de faire cet acte. Mais l’effet pratique est le même : ils n’auront plus leurs églises, ils ne pourront plus dire de messes pour les fidèles dans les maisons privées, ils ne leur seront plus donné d’évêques. Il leur reste à vivre la foi uniquement dans les catacombes, en attendant des jours meilleurs.

 

La situation générale

 

Beaucoup de choses se sont passées pendant cette période, je ne dis pas  «à cause de l’accord » mais certainement « malgré l’accord » : durcissement notable de la persécution, persistance à faire disparaître les communautés non officielles, exécution stricte de règles autrefois assouplies, comme l’interdiction pour les mineurs de moins de 18 ans d’entrer dans les églises et de participer à des activités religieuses. La « sinisation » n’est pas ce que nous entendons par inculturation. C’est la religion du Parti communiste : la première divinité est le pays, le parti, le chef du parti.

Comment le Très Eminent peut-il dire que tout cela n’a rien à voir avec l’accord ? La vie peut-elle être coupée en morceaux ?

En fait, Son Eminence relie également l’accord à la paix internationale et à la résolution des tensions. Mais il semble que pour sauver l’accord, le Saint-Siège ferme les deux yeux sur toutes les injustices que le Parti communiste inflige au peuple chinois.

 

Et Hong Kong ?

 

Hong Kong aussi, avec l’introduction de la loi sur la sécurité nationale, est devenue une ville sous régime totalitaire. Les citoyens ont perdu tous leurs droits, y compris celui d’expression, de parole et sont menacés par une incroyable brutalité policière.

Si l’on ne nie pas explicitement le statut d’autonomie de Hong Kong, l’accord ne concernerait pas Hong Kong. Mais on entend que pour être évêque de Hong Kong il faut avoir la bénédiction de Pékin !?

Seigneur, sauve-nous de nos puissants ennemis !

Que Notre Dame du Saint Rosaire nous protège de tout danger !