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Présentation de la Sainte Vierge

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L’église de Palazzo Adriano, hier, vigile de la fête.

Kondakion de la fête de l’Entrée de la Très Sainte Mère de Dieu au Temple, en l’église Sainte-Marie-de-l’Amiral, co-cathédrale de l’éparchie de Piana degli Albanesi, siège de la paroisse Saint-Nicolas-des-Grecs, familièrement appelée la Martorana. A Palerme.

Ὁ καθαρώτατος ναὸς τοῦ Σωτῆρος, ἡ πολυτίμητος παστὰς καὶ Παρθένος, τὸ ἱερὸν θησαύρισμα τῆς δόξης τοῦ Θεοῦ, σήμερον εἰσάγεται, ἐν τῷ οἴκῳ Κυρίου, τὴν χάριν συνεισάγουσα, τὴν ἐν Πνευματι Θείῳ· ἣν ἀνυμνοῦσιν Ἄγγελοι Θεοῦ· Αὕτη ὑπάρχει σκηνὴ ἐπουράνιος.

Le temple très pur du Sauveur, la très précieuse chambre nuptiale, la Vierge, trésor sacré de la gloire de Dieu, est aujourd’hui conduite dans la maison du Seigneur et y apporte avec elle la grâce de l’Esprit divin ; les anges de Dieu lui chantent : elle est le tabernacle céleste.

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L’amiral est Georges d’Antioche, bras droit du roi Roger II de Hauteville : c’est lui qui fit construire l’église en 1143. Il a fait faire une mosaïque qui le représente prosterné devant la Vierge (« Prière de ton serviteur Georges »), et sur le rouleau la Mère de Dieu certifie que c’est lui, « le premier de tous les commandants », qui a construit cette maison pour elle. Quant à Roger II (petit-fils de Viking sédentarisé en Normandie) il s’est fait carrément représenté devant le Christ qui le couronne.

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Haro sur le calvaire

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La secte d’archéo-bouffe-curé qui se fait appeler « Libre Pensée » par antiphrase a encore frappé en Bretagne. La fédération départementale des Côtes d’Armor avait saisi le tribunal administratif de Rennes, qui vient de lui donner raison : le calvaire de Plorec-sur-Arguenon devra être « démonté » d’ici le 5 février prochain.

Parce qu’il se trouve sur un terrain public, ce qui est interdit par la loi de 1905.

Ce calvaire est à l’origine une grande croix de bois, sur un socle de pierre, érigé en 1946. Ou bien à l’époque la secte ne sévissait pas dans le département, ou bien le terrain était alors le bout d’un champ qui s’est trouvé dans le domaine public suite à une préemption pour l’aménagement du carrefour.

En 2017 l’Association pour la conservation du patrimoine de Plorec-sur-Arguenon a décidé de restaurer le calvaire. Elle avait obtenu l’autorisation du département, de la communauté d’agglomération de Dinan, et de la municipalité. L’association, avec l’argent et le travail bénévole de ses membres, a réalisé un très joli ensemble, faisant de la croix un crucifix, ajoutant deux croix de pierre, un mur de pierres, et des fleurs. Le nouveau calvaire a été inauguré en octobre 2018.

Les sectaires ont vu une « volonté cléricale » (sic, mais le clergé brille par son absence) de rendre le calvaire plus visible, et ils ont donc saisi la justice.

Saint Félix de Valois

En 2017 un lecteur me signalait une statue de saint Félix de Valois au Palais national de Mafra au Portugal. La voici. C’est l’une des… 58 statues italiennes en marbre de Carrare de la basilique du palais.

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La chute de Lord Ahmed

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Nazir Ahmed, né au Pakistan en 1957, avait été créé Lord en 1998 sur recommandation de Tony Blair. Devenu Baron Ahmed de Rotherham, il était le premier pair musulman. Le 17 novembre, un rapport de la chambre des Lords recommandait son exclusion de l’institution suite à une affaire d’abus sexuel sur une femme en situation de faiblesse. Cela aurait été la première exclusion de toute l’histoire de la chambre des Lords. Nazir Ahmed a préféré prendre les devants et démissionner, tout en clamant qu’il est innocent.

Mais il est aussi sous le coup de poursuites judiciaires pour abus sexuels sur mineurs dans les années 70 et le procès devrait s’ouvrir bientôt.

En 2013, alors qu’il était un brillant orateur du parti travailliste, il fut condamné à six semaines de prison suite à un accident de la route (il fut libéré au bout de 16 jours). Il déclara à une télévision pakistanaise que c’était un complot juif mené par les médias juifs, avec un juge juif. Il fut suspendu du parti travailliste, et il allait en être exclu quand il démissionna…

Sainte Elisabeth de Hongrie

Elisabeth (1207-1231), fille du roi de Hongrie, femme de Louis IV de Thuringe, fut canonisée dès 1235 par Grégoire IX. Sa fête fut supprimée par saint Pie V en 1568, et rétablie par Clément X en 1671.

La messe est du commun des saintes femmes, mais Clément X voulut que la collecte soit celle qui avait été composée lors de la canonisation.

Et c’est une belle collecte, très « classique », dans le style traditionnel des grands sacramentaires :

Tuórum corda fidélium, Deus miserátor, illústra : et, beátæ Elisabeth précibus gloriósis ; fac nos próspera mundi despícere, et cælésti semper consolatióne gaudére. Dieu de miséricorde, éclairez les cœurs de vos fidèles, et, touché des glorieuses prières de sainte Élisabeth, faites-nous mépriser les prospérités du monde et jouir sans cesse des consolations célestes.

Naturellement, cette collecte a été mise à la poubelle par les fabricants de la néo-liturgie. Comme toutes les oraisons qui évoquaient le mépris des choses de ce monde, puisque désormais on doit les exalter…

On a donc inventé une nouvelle collecte, totalement différente :

Deus, qui beátæ Elísabeth tribuísti in paupéribus Christum cognóscere ac venerári, da nobis, eius intercessióne, egénis et tribulátis iugi caritáte servíre. Per Dóminum. Dieu, Tu as donné à la bienheureuse Élisabeth de reconnaître et de vénérer le Christ dans les pauvres, accorde-nous, par son intercession, de servir avec une inépuisable charité ceux qui sont dans le besoin et l’affliction.

Cette oraison est sans doute comme d’habitude un patchwork de formules de provenance diverse (les mots egenis et tribulatis se trouvent dans une prière monastique mozarabe). Il n’y a rien à lui reprocher, sauf qu’elle peut servir à de très nombreux saints connus pour leur charité envers les pauvres. Certes, ce fut le cas de sainte Elisabeth, mais quand on célèbre une princesse, ce qui importe d’abord est de vanter sa propre pauvreté, son mépris des biens de ce monde. Mais comme on fait semblant de ne plus comprendre le sens et la portée de ce « mépris » (qui n’a rien de cathare), on a jeté avec l’oraison la spécificité de cette sainteté.

« Les baptêmes sont interdits »

Le site Riposte catholique a publié ce matin une reproduction des consignes du diocèse de Lyon concernant les restrictions au culte, se terminant ainsi :

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Il faut croire que c’était un peu violent, un évêque qui interdit le baptême…

Le site du diocèse a supprimé cette mention.

Il n’en demeure-pas moins que le baptême est réellement interdit par nombre d’évêques (et c’était déjà le cas lors du premier confinement de la dictature sanitaire).

Si l’on va voir de plus près, on comprend que c’est la célébration communautaire du baptême qui est interdite, parce que les rassemblements sont interdits, et parce qu’on n’imagine pas un baptême sans la « communauté ».

C’est cela qui est gravissime. Cette interdiction du baptême vient nous rappeler que pour la plus grande partie des clercs d’aujourd’hui le baptême est seulement le rite d’entrée dans la communauté chrétienne : c’est pourquoi il est célébré au cours d’une messe dominicale (la messe étant elle-même le rassemblement des chrétiens, comme le disent les évêques). Pas de messe, pas de baptême.

Or le baptême n’est rien d’autre que le sacrement qui efface le péché originel, le sacrement nécessaire au salut parce qu’il est celui qui donne la foi. Il incorpore au Christ, donc à l’Eglise.

Le rituel traditionnel du baptême est explicite : — Que demandez-vous à l’Eglise ? — La foi. — Et que donne la foi ? — La vie éternelle.

Le nouveau rituel dit : — Que demandez-vous à l’Eglise ? — Le baptême…

C’est pitoyable, et Joseph Ratzinger a toujours dénoncé ce dramatique appauvrissement. Jusque dans son encyclique Spe salvi.

Même Luther savait ce qu’est le baptême. Même Luther, et Calvin, et les autres, auraient protesté contre l’interdiction du baptême. Nous sommes dans une infra-religion qui n’est même plus chrétienne.