Ceci est la crèche de l’église Saint-Eustache à Paris. C’est l’œuvre d’un artiste, du nom de Prosper Legault.
La présentation d’une exposition de ses « œuvres » (qui ressemblent toutes à cette crèche) disait ceci :
À travers des assemblages issus de l’artisanat et de l’industrie, Prosper Legault se réapproprie des symboles contemporains universels afin de questionner le sens et les représentations du monde. Témoignage joyeux des anomalies de notre société, son travail propose une relecture du réel en mêlant des matériaux hétéroclites et des objets disparates.
Pour une autre exposition l’artiste disait lui-même de lui-même, dans un français approximatif :
J’intègre à ma pratique des assemblages issues (sic) de l’artisanat et de l’industrie. J’élargis mon champ d’expérimentation, en mettant au point des ponts entre mes experiences (sic) sur les chantiers, et ma pratique artistique. La société moderne et le monde des médias produisent une quantité massive de contenus, d’informations, de bruits, dans un ux (?) ininterrompu d’images et symboles. Dans ma pratique, par l’agencement de matériaux hétéroclites, d’objets disparates, je propose une relecture du réel. Une mise en perspective, ou les touillettes à café côtoient les processeur (sic) de téléphones, les logo (sic) de chaines (sic) d’informations (sic) dialoguent avec des coupures de journaux chinois, les pokémons prennent place aux côtés de la gure (?) d’icône religieux (sic). Je produis des aberrations visuelles.
La dernière phrase est vraie. Mais on se demande comment le curé de Saint-Eustache peut trouver bon de présenter comme crèche de Noël une aberration visuelle.
