Il y a un mois, François a décidé que désormais les évêques doivent avoir son accord écrit pour ériger un institut « diocésain » de vie consacrée. Et il a donc modifié en conséquence le canon 579.
Ou bien un zélé collaborateur lui a fait observer que le canon 579 ne concernait que l’Eglise latine, ou bien il avait décidé de lui-même que les Eglises orientales devaient subir le même diktat. Toujours est-il qu’il vient aussi de modifier le texte du code de droit canonique des Eglises orientales. De sorte que désormais dans les Eglises orientales aussi un évêque ne pourra ériger de congrégation religieuse qu’après avoir obtenu l’accord écrit du Saint-Siège. En passant par-dessus la tête du patriarche ! Il est juste précisé que le patriarche doit être « consulté » si l’institut religieux est créé sur le territoire de « l’Eglise patriarcale »…
Non seulement c’est un nouvel acte dictatorial, mais en outre celui-ci est fondamentalement contraire à la constitution des Eglises orientales, et c’est clairement un acte anti-œcuménique.
On se croirait revenu au temps de Pie IX, qui ne reconnaissait par les Eglises orientales catholiques et considérait leurs patriarches comme des larbins. A la différence près que Pie IX n’aurait pas pris une telle décision pour empêcher la création d’instituts d’esprit traditionnel.
Et pour enfoncer le clou François a daté son diktat (publié aujourd’hui) du 21 novembre, « mémoire de la Présentation de la Bienheureuse Vierge Marie », qui est l’une des 12 grandes fêtes de l’année byzantine…