En d’autres temps on aurait dit que c’est un paradoxe, mais hélas dans les temps actuels ce n’est qu’une banale illustration de l’apostasie de nombre d’évêques, particulièrement de celui-là : les catholiques veulent manifester pour la messe, la préfecture donne l’autorisation, l’évêque condamne…
De nombreux catholiques avaient manifesté dimanche dernier devant la cathédrale de Nantes pour réclamer la messe. Ils ont décidé de réitérer dimanche prochain. Et ils ont demandé l’autorisation à la préfecture. Et la préfecture leur donne l’autorisation, non devant la cathédrale, mais place Graslin : « Les forces de l’ordre sécuriseront le secteur pour que ce rassemblement puisse s’y dérouler dans les meilleures conditions possibles. »
Réaction de l’évêque : « L’évêque ne se reconnaît pas dans cette manifestation, dit le vicaire général. Elle s’inscrit dans un rapport de force avec le gouvernement, alors que les évêques, eux, prônent le dialogue. »
Parce que c’était le « dialogue », de se plaindre devant le Conseil d’Etat ? Et est-ce qu’il ne faut pas être deux pour dialoguer ?
Ils ne savent plus ce qu’ils disent, ils répètent leurs mantras qui tournent à vide. Le vide de leurs églises, qui les laisse indifférents. Comme c’était le cas des prêtres et évêques jureurs qui « prônaient le dialogue ». L’histoire repasse les plats, aux mêmes lâches complices des persécuteurs.
Addendum.
Idem à Saint-Brieuc.