Hashim Thaçi, le parrain du Kosovo, est tombé. Il y a plus de 20 ans qu’on sait ce qu’il fit à la tête de l’UÇK, ses trafics divers, mais surtout les trafics d’organes humains prélevés sur des prisonniers serbes qui étaient ensuite achevés. Auteur de l’indépendance du Kosovo, « Premier ministre » puis « président », il était à la tête d’un Etat mafieux, mais il avait toujours eu le soutien de l’ONU et de l’Union européenne, dont nombre de fonctionnaires bénéficiaient des largesses du pouvoir contre leur silence. Même le rapport accablant du Conseil de l’Europe, en 2010, avait été enterré.
Il a fallu attendre que par on ne sait quel miracle le tribunal spécial de la Haye sur les crimes de guerre au Kosovo décide, en juin dernier, d’accuser Hashim Thaçi de « crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, y compris meurtre, disparition forcée de personnes, persécution et torture ».
Hier il a démissionné de la présidence du Kosovo, et il a été incarcéré à La Haye.
Rappelons que l’ineffable Kouchner traitait d’imbéciles et de criminels ceux qui osaient parler des prélèvements d’organes.