Il paraît que tout le monde aujourd’hui il est prof. Parce qu’un prof a été décapité par un Tchétchène.
Mais je ne suis pas prof, parce que ce prof trouvait malin de montrer les ignobles caricatures de Mahomet à ses élèves (dans une banlieue islamique) pour parler de la « liberté d’expression ». Mais la liberté d’expression n’est pas la liberté de blesser les autres. Et ce n’est certainement pas la liberté de faire l’apologie des ignominies de Charlie Hebdo à des enfants de 13 ans.
Je ne suis pas prof parce que ça m’est complètement indifférent que le Tchétchène ait « attaqué la République » et les « valeurs fondamentales de la République ». C’est seulement un assassin. Il a tué un homme, et c’est cela qui devrait compter.
Mais bien sûr il n’y aura pas de procès. Parce que la République au nom de ses valeurs a aboli la peine de mort, mais elle tue systématiquement ceux qui tuent au nom de leurs valeurs à eux.
Je ne suis pas prof, parce que je ne vois pas au nom de quoi on interdirait aux Tchétchènes de décapiter leurs ennemis. En tout cas pas au nom de la République, qui en a décapité au moins autant, y compris le roi de France.
Quant au président « ¡No pasarán! », il a de la chance que le ridicule, lui, ne tue plus.

