Lorsque Wikipedia claironne que lorsque les protestants ont pris le pouvoir aux Pays-Bas ce pays est devenu « un symbole de la tolérance religieuse » il faut comprendre que c’était devenu une dictature calviniste qui accueillait les huguenots… L’Eglise catholique était interdite, et des chapelles clandestines installées dans les maisons. Il y en avait une douzaine à Amsterdam, et l’une d’entre elles, particulièrement remarquable, « Ons’ Lieve Heer op Solder » (Notre Seigneur au grenier) est devenue (et toute la maison avec elle) un musée, connu dans le monde entier. Mais la chapelle va sans doute disparaître, car il y a pire aujourd’hui que les calvinistes : les dictateurs de la diversité.
Le musée dépend, surtout en ce moment, du financement de la Fondation d’Amsterdam pour les Arts. Or celle-ci a trouvé que le personnel était outrageusement blanc et néerlandais. Elle a donc exigé qu’il y ait de la « diversité ». La direction a fait ce qu’elle a pu, et a donc embauché des personnes d’origine « non occidentale ». Mais la Fondation considère que ce n’est pas suffisant. Il fallait embaucher des personnes « totalement différentes de l’origine néerlandaise », et présenter un plan d’accroissement de la diversité.
Le seul espoir que survive la chapelle (et la maison musée) réside dans le fait que, tout de même, l’affaire fait scandale. Elle a été révélée par « De Dagelijkse Standaard », un quotidien très politiquement correct, mais qui n’admet pas la perspective de la disparition d’un fleuron du patrimoine d’Amsterdam pour des raisons idéologiques. Un mouvement s’est alors fait jour pour défendre la chapelle.
Il n’est pas indifférent de remarquer que la religion qui domine aujourd’hui à Amsterdam n’est plus le calvinisme mais l’islam.
(Les photos proviennent de la source polonaise.)




