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6e dimanche après la Pentecôte

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L’antienne de communion est atypique. Elle est notée avec la clé sur la troisième ligne, ce qui est généralement le fait du 7e mode (mode de sol, dominante ré), or elle est indiquée du 6e mode (mode de fa, dominante la). Sa finale n’est pas fa mais do, elle est donc transposée à la quinte, mais il y a un si bémol dans l’intonation…

En fait le début de l’antienne n’est pas en mode de fa mais en mode de sol (8e mode) transposé. Comme la fin de l’antienne est en 6e mode, elle est donc officiellement en 6e mode. Mais si on l’écrit comme doit l’être une mélodie du 6e mode, la quatrième note devrait être un mi bémol. Ce qui n’existe pas dans le plain chant grégorien. Donc on a transposé, afin que le mi bémol devienne un si bémol…

(Le fait que le début est du 8e mode se voit clairement dans l’introït du premier dimanche de l’Avent, et dans l’antienne de Magnificat de la vigile de Noël, qui commencent par la même formule.)

L’intonation est une belle révérence devant l’autel où va être immolée la victime. Puis la mélodie monte et s’épanouit en jubilation (sur hostiam, la victime… jubilatoire, qui en fait a déjà été immolée… ressuscitée et consommée), jubilation qui s’installe fermement sur la fin du mot. La deuxième phrase reprend un peu le même schéma, et chante sur… dicam, je dirai.

Circuíbo et immolábo in tabernáculo ejus hóstiam jubilatiónis : cantábo et psalmum dicam Dómino Je ferai le tour (de l’autel) et j’immolerai dans son tabernacle une victime de jubilation : je chanterai et je dirai un psaume au Seigneur.