Le Sénat roumain a adopté par 81 voix contre 22 et 27 abstentions un amendement à la loi sur l’éducation qui interdit l’enseignement de l’idéologie du genre. Le texte avait été adopté par les députés le 11 février dernier. Il était soutenu par la majorité de centre-droit et par l’opposition sociale-démocrate. La proposition venait d’un député du parti Mouvement populaire (scission du parti démocrate-libéral).
L’amendement précise que sont interdites « les activités propageant la théorie ou des opinions relatives à l’identité de genre qui soutiennent que le genre est un concept différent du sexe biologique et que les deux ne sont pas toujours identiques ».
La pourriture universitaire et le lobby LGBT font pression sur le président Klaus Iohannis pour qu’il ne signe pas cet amendement qui « porte atteinte aux libertés académiques » et à « l’autonomie des universités », et qu’il ne « renvoie pas l’éducation en Roumanie au moyen âge ».
Un professeur d’université accuse la Roumanie de s’aligner « sur les positions de la Hongrie et de la Pologne, se transformant en un régime qui introduit une police de la pensée ».
Un autre professeur affirme sur Facebook que si l’amendement est signé il ne s’y conformera pas « pour la simple raison que s’il le faisait il n’accomplirait plus son devoir ».