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Lundi de Pentecôte

Χαίροις Ἄνασσα, μητροπάρθενον κλέος.
Ἄπαν γὰρ εὐδίνητον εὔλαλον στόμα,
Ῥητρεῦον, οὐ σθένει σε μέλπειν ἀξίως.
Ἰλιγγιᾷ δὲ νοῦς ἅπας σου τὸν τόκον
Νοεῖν· ὅθεν σε συμφώνως δοξάζομεν

Réjouis-toi, Princesse, glorieuse Vierge-Mère. Car nulle bouche habile à tourner d’élégants discours n’a de chant qui puisse te célébrer dignement. Et toute intelligence est saisie de vertige quand elle veut comprendre ta maternité. C’est pourquoi, d’une seule voix, nous te glorifions.

Une curiosité : cette hymne à la Vierge de la liturgie byzantine (mégalinaire, chanté ce « lundi du Saint-Esprit » après la consécration), dans l’harmonisation occidentalisante de Ioannis Sakellaridis, le plus connu (avec Thémistocle Polycrate) des « modernistes » grecs du début du XXe siècle, qui considéraient qu’il fallait faire ainsi évoluer le chant byzantin, face aux « conservateurs » qui jugeaient que c’était contraire à la tradition byzantine. Les conservateurs n’avaient pas tort mais ce que faisait Sakellaridis était bien joli quand même…