La cour d’appel fédérale de La Nouvelle Orléans a rétabli hier l’interdiction de l’avortement au Texas, suspendue la veille par un juge fédéral, estimant qu’elle avait besoin de temps pour examiner les arguments sur l’impact de cette décision. Les parties ont jusqu’à vendredi pour les présenter, ce qui signifie que l’avortement reste interdit au Texas au moins jusqu’à la fin de la semaine.
Il est intéressant de constater que les représentants de 16 Etats sont venus soutenir le Texas, déclarant à la cour que permettre aux avorteurs de continuer leur besogne « contribuerait à une augmentation des taux d’exposition au virus et de mortalité » et que « les dommages n’affecteraient pas que le Texas ».
Réaction de la présidente par intérim du Planning familial, Alexis McGill Johnson : « Alors que des gens partout dans le monde tentent de survivre à la pandémie de Covid-19, des politiciens comme le gouverneur Abbott poursuivent dans leur obsession perverse d’interdire l’avortement. Nous ne reculerons pas devant les politiciens qui s’évertuent à exploiter une pandémie mondiale pour marquer des points politiques. »
C’est bien dans le texte du communiqué : défendre la vie est une « perverse obsession »…
Nancy Northup, présidente du soi-disant Centre pour les droits reproductifs a déclaré que son organisation « continuerait de mener cette bataille judiciaire contre l’abus des pouvoirs d’exception par le Texas ».