Les députés allemands ont rejeté hier, par 379 voix contre 292, un projet de loi qui visait à instaurer le principe du consentement présumé au don d’organe. Au grand dam du lobby de la transplantation (et des médias de la pensée unique), le système demeure donc celui qui était en vigueur en France jusqu’en 2017 : il faut être inscrit sur une liste pour pouvoir donner ses organes.
Les opposants ont fait valoir que présumer le consentement était contraire au principe d’autodétermination de la personne. « Ce n’est pas parce qu’une personne est en état de mort cérébrale que son corps ne lui appartient plus, et qu’un médecin ou l’Etat peut en faire ce qu’il entend sans consentement clairement établi, au préalable, par le patient ou par ses proches. »