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La dérive de l’Inde

Ce devait être au tour de l’Inde d’organiser les Journées asiatiques de la Jeunesse en 2021 (déclinaison orientale des JMJ, depuis 1999). Mais la conférence épiscopale indienne indique qu’elle doit y renoncer.

On comprend à demi-mot que l’ambiance antichrétienne, aggravée par le nouveau gouvernement, rend désormais périlleuse toute initiative de ce genre (ces JAJ avaient été organisées en Inde en 2003).

Mgr Nazarene Soosai, évêque de Kottar et responsable de la commission pour la jeunesse de la conférence épiscopale indienne, explique :

« Notre pays a été chargé d’organiser la Journée asiatique de la jeunesse, un grand événement qui soutient la jeunesse en haut lieu, est au cours duquel les jeunes peuvent faire part de leur vision des choses, de leurs idées et de leurs inquiétudes. Malheureusement, nous ne pourrons finalement pas leur donner cette opportunité. Après avoir échangé avec les autorités, nous avons décidé qu’il valait mieux annuler l’événement, étant donné que les circonstances actuelles ne nous permettent pas d’organiser cette journée au mieux. Nous avions espéré un changement de gouvernement en 2019, mais cela n’a finalement pas eu lieu, et la situation actuelle ne se présente pas au mieux non plus. »

Le père Chetan Machado, secrétaire du conseil pour la jeunesse de la conférence des évêques déclare quant à lui :

« Cet événement a dû être annulé pour plusieurs raisons. La principale concernant les demandes de visa provenant de jeunes pèlerins venant des pays voisins. Il est regrettable que notre pays perde une opportunité de montrer l’unité et la diversité que nous aimons, mais la situation actuelle ne nous permet pas d’organiser la Journée asiatique de la jeunesse. L’Inde traverse actuellement une période difficile. Les hôtes venant des pays voisins auront du mal à obtenir un visa, et même s’ils l’obtiennent, leurs mouvements seront interdits de participer à l’événement. »