Dans les premiers siècles, il n’y avait pas de messe de ce dimanche (comme pour les autres dimanches suivant un samedi des quatre temps), puisque la veillée du samedi se terminait par la messe très tard dans la nuit. De ce fait, lorsqu’on a composé une messe pour ce dimanche, on a repris des éléments de messes précédentes (l’introït, le graduel et la communion sont du mercredi des quatre temps, l’évangile est celui de la veille) et l’offertoire de l’Annonciation.
Cela coïncide avec le fait que cette messe récapitule tout l’enseignement de l’Avent. Les trois protagonistes sont là : Isaïe dans l’introït, Jean-Baptiste dans l’Evangile, Marie dans l’offertoire (qui est la salutation angélique). Et ils sont dans leur ordre d’entrée dans le mystère : le prophète au seuil du sanctuaire, le précurseur dans l’annonce évangélique, la Mère de Dieu dans l’offrande de son Fils, qui vient pour notre salut.
On constate aussi que l’évangile énumère les personnages clefs du drame qui va se jouer à partir de la naissance de l’enfant qui va naître : César, Hérode, Anne et Caïphe, Ponce Pilate, Jean-Baptiste. Ce dernier en est le héraut. Tout orienté vers l’annonce, il ne parle même pas de lui-même, il cite Isaïe. Et à travers lui c’est l’évangile qui cite Isaïe. Cette citation occupe plus du tiers du bref évangile de ce dimanche. « Voix de celui qui crie dans le désert : préparez le chemin du Seigneur… »
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O Rex Gentium
O Rex Géntium, et desiderátus eárum, lapísque anguláris, qui facis útraque unum : veni, et salva hóminem, quem de limo formásti.
O Roi des Nations, * et objet de leurs désirs, pierre angulaire, qui réunissez en vous les deux peuples : venez et sauvez l’homme, que vous avez formé du limon.