Sylviane Agacinski, épouse Jospin, néanmoins notoirement opposée à la GPA, avait été invitée à prononcer une conférence sur « l’être humain à l’époque de sa reproductibilité technique » le 24 octobre à l’Université de Bordeaux.
Les lobbies LGBT ont demandé aux étudiants de tout mettre en œuvre pour empêcher cette « ‘tribune’ offerte à une conférencière aux positions ‘réactionnaires, transphobes et homophobes’ ».
Face à des « menaces violentes » et ne pouvant pas assurer la sécurité, les organisateurs ont annulé la conférence. Non pas en se mettant à plat ventre, comme d’autres, mais en protestant :
« Cette manifestation de censure est une atteinte excessivement grave et violente à la confrontation des idées à laquelle notre université est attachée. Empêcher la discussion au sein d’une communauté participe d’une dérive liberticide. (…) La gravité de cette entrave au débat démocratique ne saurait constituer ni fierté, ni victoire pour quiconque, mais une réelle indignation de tous ceux qui sont attachés à la richesse du dialogue, de l’échange pour comprendre la complexité de notre monde. »