Les évêques des Philippines prennent position contre le divorce :
« Le divorce est, d’abord et avant tout, anticonstitutionnel. »
On imagine Jésus répondant à la question des pharisiens sur la répudiation :
« Le divorce est, d’abord et avant tout, anticonstitutionnel. »
Et on imagine la tête des pharisiens…
Bien sûr, dans le cadre d’un débat parlementaire, pour contrer une proposition de loi sur le divorce, il est parfaitement légitime, et de bonne politique, que les évêques soulignent l’aspect anticonstitutionnel du divorce, puisque selon la Constitution « le mariage, en tant qu’institution sociale inviolable, est le fondement de la famille et doit être protégé par l’Etat ».
Mais ce n’est pas « d’abord et avant tout ». C’est de façon circonstancielle et juridique. Les évêques ont d’autres références « d’abord et avant tout ». C’est l’Evangile, c’est Jésus rappelant que de par la loi naturelle instaurée de volonté divine, « l’homme quittera son père et sa mère et s’unira à sa femme, et ils seront deux en une seule chair », comme la Genèse le dit dès la création de l’homme et de la femme.
Et dans un pays qui est encore très majoritairement catholique, il est plus pitoyable encore de voir des évêques se comporter en simples garants de la Constitution pour défendre le mariage…