Mgr Erwin Kräutler, l’un des principaux artisans du synode sur l’Amazonie, milite depuis longtemps pour l’ordination d’hommes mariés, et pour l’ordination diaconale des femmes. Sans doute pour marchander ces deux innovations, il pousse le bouchon plus loin, ne renvoyant plus dans un avenir hypothétique l’ordination sacerdotale des femmes, mais comme une revendication que doit porter le synode…
À la formule «ordination des hommes mariés», Mgr Erwin Kraütler, lui, préfère celle des «personnes mariées» (…) «de nombreuses femmes mariées président les communautés catholiques indigènes sur le territoire du diocèse. Ces femmes, poursuit-il, ne se contentent pas de célébrer la liturgie de la Parole les dimanches. Elles baptisent aussi, préparent les personnes pour le baptême et la communion, et visitent les malades». Dès lors, interroge Mgr Kräutler, «pourquoi ne serait-il pas possible d’ordonner ces femmes? Et pas uniquement en cas d’absence de prêtres ou d’hommes mariés à ordonner».
Mais alors, cela veut dire que les femmes célibataires (à commencer par les religieuses) ne pourraient pas être prêtresses ? Ce serait réservé aux femmes mariées ? Quelle effroyable discrimination !
Manifestement Mgr Kräutler n’a pas pensé à cette conséquence de ce qu’il croit une formule habile. Il serait surtout temps que ce vieux gâteux archéoprogressiste prenne sa retraite. (Et avec lui les autres vieillards remis en selle par François, à commencer par Leonardo Boff, prêtre ayant abandonné l’état clérical, ancien gourou de la théologie de la libération devenu dévot de Gaïa, officiellement père de six enfants… sans être marié. Il faudrait savoir…)