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Icône…

On a les icônes qu’on peut. Parmi celles de la campagne permanente anti-Poutine il y avait le soi-disant « cinéaste » Oleg Sentsov. Celui qui est mort à l’issue de sa terrible grève de la faim dans les atroces cachots sibériens. Euh non. Il n’est pas mort. Il a seulement failli mourir. Il a arrêté sa soi-disant grève de la faim au bout de 145 jours. (Et j’étais le seul à rigoler devant l’évidente invraisemblance de la chose.)

« Dans un camp russe près du cercle arctique, la vie d’un jeune homme talentueux s’éteint », disait La Croix le‎ 10 août 2018. « Oleg Sentsov peut mourir à chaque minute qui passe », titrait Le Monde le 21 août, au 100e jour de la soi-disant grève de la faim.

Dans le même temps, Zoïa Svetova, journaliste d’opposition à Poutine, qui dénonce particulièrement le système judiciaire russe, rencontrait Oleg Sentsov le 14 août, et disait qu’il marche, regarde la télévision, écrit et reçoit « beaucoup de lettres »…

Le 24 octobre, il n’était donc pas mort, et le Parlement européen lui décernait le prix Sakharov, qui récompense « une contribution exceptionnelle à la lutte pour les droits de l’Homme dans le monde ». Sans nous dire en quoi consistait la contribution d’Oleg Sentsov. Mais déjà le 24 septembre la Mairie de Paris lui avait décerné la citoyenneté d’honneur, au 130e jour de sa « grève de la faim ».

Oleg Sentsov fait partie des 70 prisonniers qui viennent d’être échangés entre la Russie et l’Ukraine. Comme on peut le voir il se porte bien. Ce qui ne surprendra que les drogués aux fake news officielles.

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