Le 27 juin, à Bani, dans le nord du Burkina Faso, un groupe djihadiste a contraint les habitants à se retirer chez eux, puis ils sont passés de maison en maison pour identifier les personnes selon leur appartenance religieuse. Quatre catholiques ont été tués. Le lendemain ils sont allés à Pougrenoma, un autre village de la même paroisse de Bourzanga. Ils ont laissé un message dans lequel ils intiment l’ordre aux chrétiens de se convertir au risque d’être exécutés à leur prochain passage.
« Cette nouvelle attaque porte à douze en l’espace de deux mois les chrétiens catholiques tués par les terroristes à cause de leur appartenance religieuse dans le Diocèse de Ouahigouya », déclare un communiqué du diocèse.
Face aux attaques de plus en plus récurrentes et les menaces pressantes, beaucoup de chrétiens ont commencé à quitter leurs villages pour rejoindre le centre des paroisses. C’est surtout le cas à Bourzanga où certains sont accueillis dans des familles et d’autres dans les locaux de la paroisse (fondée en 1963, elle compte 74.200 habitants dont 4.687 catholiques).