En 1929 Pie XI promulgua un nouvel office et une nouvelle messe du Sacré Cœur, remplaçant l’office et la messe bricolés lorsque Pie IX étendit la fête à toute l’Eglise. Il y avait déjà un office et une messe du Sacré Cœur, que Clément XIII avait octroyés à la Pologne en 1765, et qui s’étaient immédiatement répandus, notamment dans tous les diocèses français. Or les trois hymnes retenues alors par la Congrégation des rites, œuvres du piariste italien Philippe Bruni, ont été conservées en 1856 puis en 1929.
Voici l’hymne des matines, dans une interprétation inconnue.
Bienheureux créateur du monde,
Christ, universel rédempteur,
lumière jaillie de la lumière du Père,
Dieu vrai sorti de Dieu :
C’est votre amour qui vous a contraint
à prendre un corps mortel,
pour nous rendre, nouvel Adam,
ce que l’ancien, nous avait pris.
Cet amour, auguste artisan
de la terre, de la mer et des astres,
prit en pitié les égarements de nos pères
et rompit nos liens.
Que de votre Cœur ne se retire pas
la force de ce merveilleux amour ;
qu’à cette source les nations
puisent la grâce du pardon.
Si la lance le frappa,
s’il endura ses blessures,
c’était pour nous laver de nos taches
par l’eau et le sang répandu.
Honneur au Père et au Fils,
et au Saint-Esprit,
dont la puissance, la gloire,
et le règne demeurent dans tous les siècles.
Amen.
