Hymne des matines, par les moines de Ligugé (strophes 1-2, 6- 7). Traduction de Bossuet.
O chrétiens, tressaillez de joie en cette sainte solennité, faites retentir du fond de vos cœurs des cantiques de louanges : dépouillez-vous du vieil homme ; que tout soit nouveau en vous, vos cœurs, vos paroles et vos œuvres.
Nous repassons la mémoire de ce dernier souper où le Sauveur donna à ses Apôtres l’Agneau pascal et des pains sans levain, selon les cérémonies de la loi prescrite à l’ancien peuple.
Après qu’ils eurent mangé cet Agneau, figure de Jésus-Christ notre véritable Pâque, nous confessons que le Sauveur donna de ses propres mains son vrai corps à ses disciples, et le donna tout entier à tous, et tout entier à chacun.
Il nous a donné son corps pour nous soutenir dans nos faiblesses; il nous a donné le breuvage de son sang, pour nous réjouir dans nos afflictions, disant : « Prenez le calice que je vous présente, buvez-en tous. »
C’est ainsi qu’il institua ce sacrifice. Les prêtres seuls ont reçu de lui le pouvoir de le consacrer, et c’est eux qui le doivent prendre et le distribuer.
Ainsi le pain des anges devient le pain des hommes : les figures de la loi ancienne sont accomplies. O merveille ! l’esclave pauvre et misérable mange son Seigneur.
O sainte Trinité un seul Dieu, nous vous prions de nous visiter en ce jour où nous vous honorons : conduisez-nous où se portent tous nos désirs, à la lumière éternelle où vous habitez. Ainsi soit-il.
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Cette vidéo est un terrible témoignage du naufrage de la chrétienté dans notre pays. Les années 60, ce n’est quand même pas si loin…
