Lorsque – il y très longtemps – la vigile de la Pentecôte était véritablement une veille, de toute la nuit, la messe, qui se célébrait au petit matin, était déjà une messe de la Pentecôte (et elle l’est restée, comme on le voit notamment par la Préface, le Communicantes et l’Hanc igitur), mais elle n’avait pas d’introït, parce qu’elle commençait par la bénédiction des fonts baptismaux et la procession avec la litanie des saints (ce qui est toujours le cas de la messe de la vigile pascale, avec d’ailleurs le même alléluia suivi du même trait). Quand cette messe fut avancée à l’après-midi de la vigile, on choisit comme introït celui du mercredi des quatre temps de carême, qui convient en effet parfaitement, mais en en lui ajoutant un double alléluia. Le texte a été élaboré à partir de quatre versets d’Ezéchiel.
Voici cet introït par les moines de Fontgombault. En prime l’introït du jour de la Pentecôte, la séquence Veni Sancti Spiritus, l’antienne Spiritus Domini et le psaume 110 (aux vêpres), le répons bref Spiritus Paraclitus, et l’hymne Veni Creator.
