Le pape émérite a écrit un texte important, publié dans la confidentielle « Feuille du clergé » (Klerusblatt) en Bavière (et repris sur le site allemand de Vatican News). Il a été traduit en anglais par le National Catholic Register. Et en français par Jeanne Smits (d’après l’anglais, mais en se référant à l’allemand).
Ce texte analyse à la racine les problèmes dits de « pédophilie » et d’« homosexualité » dans l’Eglise. D’une façon tellement opposée à celle de François que la dernière phrase (« Je voudrais remercier le pape François pour tout ce qu’il fait pour nous montrer la lumière de Dieu…) est à prendre, au mieux, au second degré.
En bref, Benoît XVI montre que la racine de la crise est dans le refus de la loi naturelle (ce que Jean Madiran appelait l’hérésie du XXe siècle…) et dans la perte de la foi. Ce texte montre d’une part un Joseph Ratzinger intellectuellement toujours aussi brillant, et surtout un pape émérite qui ne prend pas de gants pour dénoncer explicitement les dérives dans l’Eglise. On remarque aussi son insistance à demander qu’on ne cède pas à la tentation de créer une nouvelle Eglise, car, comme il le dit, ça a déjà été fait et ça conduit forcément à l’échec.
Addendum
L’ignoble calomnie d’un sinistre petit bonhomme (dans La Croix, bien sûr) :
Alors qu’on reconnaît au premier coup d’œil le style et la manière de Joseph Ratzinger.
Mais on a compris que ce qui défrise La Croix est que dans ce texte « le pape émérite semble prendre le contre-pied du pape François sur la question des abus sexuels »…