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En Chine

Lors de la dernière session de la « Conférence politique consultative du peuple chinois » (la représentation de la société civile censée conseiller le parti communiste), le secrétaire général de la « Commission nationale du Mouvement patriotique des Trois Autonomies » (à savoir l’organisation protestante officielle), le Révérend Xu Xiaohong, a déclaré :

« A l’époque moderne, le christianisme s’est largement répandu en Chine avec l’invasion coloniale des puissances occidentales, et a donc été qualifié de « religion étrangère ». Il faut dire que certains fidèles n’ont pas de véritable conscience nationale. C’est pourquoi nous disons « un nouveau chrétien, un Chinois de moins ». Parmi les problèmes les plus graves auxquels nous devons faire face il y a l’infiltration de forces étrangères et les réunions de prière illégales. »

En conséquence :

« Le christianisme en Chine doit prendre à bras-le-corps sa sinisation avec un engagement accru, selon les préceptes du président XI Jinping, et lutter contre les influences étrangères qui veulent subvertir l’Etat par la foi. »

Oui, c’est le président de la plus grande organisation chrétienne de Chine qui parle…

Il y avait là aussi le vice-président de l’Association patriotique des catholiques chinois (l’Eglise « catholique » officielle), Mgr Shen Bin, qui a déclaré :

« Le catholicisme a connu des hauts et des bas dans le pays en raison de certaines églises locales qui n’ont pas appliqué les principes d’indépendance et d’autogestion et n’ont pas intégré la culture chinoise. »

Et c’est à ces gens-là que François livre les catholiques de Chine…