L’accord entre le Saint-Siège et les communistes chinois est efficace. En témoignent une fois de plus ces informations d’Asianews (organe de l’Institut pontifical pour les missions étrangères) :
Au moins sept églises et leurs paroisses ont été supprimées ces derniers mois dans le diocèse de Qiqihar, dont l’évêque, Mgr. Joseph Wei Jingyi, est reconnu par le Saint-Siège, mais pas par le gouvernement. Des membres du Front uni, des policiers et des représentants du bureau des affaires religieuses sont entrés dans les églises pendant la célébration de la messe, ont interrompu les offices liturgiques, chassé les fidèles, les ont menacés et ont décrété la fermeture des paroisses. Les prêtres ont été priés de quitter le territoire s’ils ne voulaient pas être expulsés de force. Les communautés supprimées sont toutes « clandestines », c’est-à-dire non enregistrées. Cependant, jusqu’à présent, elles entretenaient de bonnes relations avec les autorités locales. Il y a deux faits curieux : tout d’abord, la suppression a commencé fin septembre, peu après la signature de l’accord entre la Chine et le Vatican (22 septembre) et la levée de l’excommunication de l’évêque officiel de la région, Mgr. Joseph Yue Fushen de Harbin ; deuxièmement, il convient de souligner que Mgr. Wei, en dépit d’être un évêque clandestin, entretenait également de bonnes relations avec les autorités. La dynamique des répressions reflète la mise en œuvre de la nouvelle réglementation relative aux activités religieuses (entrée en vigueur en février 2018), qui prévoit l’élimination de l’Église clandestine. La mise en œuvre est en cours depuis la fin du mois de septembre, comme si l’accord Chine-Vatican avait précipité le temps : en signe de défi, ou d’assurance du Front uni vis-à-vis du Vatican.
C’est dans ce même diocèse qu’un couvent de religieuses a été détruit le 18 décembre. Asianews donne de nombreux détails sur la fermeture des sept églises.