Dans le cadre de sa « croisade » (sic) pour une Union européenne fédérale et débarrassée des populismes, Bernard Henri Lévy a écrit une « pièce de théâtre » qu’il joue tout seul et qu’il va interpréter partout où il peut.
Or voici qu’il découvre les limites de la démocratie si le peuple ne vote pas comme il faut et si la populace à gilet jaune se met en travers du mouvement de l’histoire :
Le populisme est d’abord une forme de découragement démocratique. Nos démocraties sont devenues folles et beaucoup de gens sont déboussolés. Mais arrêtons de sacraliser le peuple. En Europe, le peuple ne doit pas être le seul souverain ! Ou, s’il l’est, il doit l’être comme tous les autres souverains: avec des limites, des bornes à sa toute-puissance. La démocratie a besoin de transcendance.
L’athée que je suis croit à la force des religions, à la force de l’inspiration, à ce qui dépasse les hommes. Si l’on répète: le peuple, le peuple, le peuple… on va tout droit vers une crise de civilisation. Le peuple a aussi ses caprices et les leaders démagogues flattent son bon plaisir.
Le peuple ne doit pas être le seul souverain, la démocratie a besoin de transcendance. En effet. Et voici BHL qui parle comme Jean-Paul II ? Hélas non. Car l’athée qu’il est ne fait aucunement appel à une véritable transcendance, pas même à la loi naturelle qui transcende la démocratie (Antigone). Sa seule référence soi-disant transcendante est idéologique. Pauvre « transcendance » qui n’est que le diktat du politiquement correct européiste…