Pervaiz Masih, chrétien accusé de blasphème à l’égard du Prophète le 1er septembre 2015, a été acquitté le 15 janvier dernier.
Pervaiz Masih avait eu la chance, 20 jours après son arrestation, d’être libéré sous caution dans l’attente du verdict. Une chance limitée, car il devait rester caché pour éviter les représailles. Mais il ne put éviter que sa fille de trois ans soit noyée dans un puits. Pour couper court à la thèse de l’accident, les coupables se vantèrent d’avoir commis ce meurtre pour punir Pervaiz Masih d’avoir insulté le Prophète. Sa femme Zarina fut torturée par la police pour qu’elle avoue que son mari était un blasphémateur, et elle peut difficilement se tenir debout suite aux fractures qui lui ont été faites.
Aujourd’hui Pervaiz Masih est « libre », sachant qu’il peut être tué à tout moment, et que ses accusateurs, comme l’a souligné le juge, peuvent faire appel…
Pervaiz Masih et son avocate, Aneeqa Maria, dont j’ai résumé la déclaration :
