Le maire de Varsovie, Hanna Gronkiewicz-Waltz (Plateforme civique) interdit le défilé nationaliste du 11 novembre, qui devait célébrer le centenaire de l’indépendance retrouvée. Sous prétexte que l’an dernier quelques gauchistes ont tenté de le perturber, et qu’il a donné lieu à quelques débordements verbaux ultranationalistes. Sous prétexte surtout que nombre de médias occidentaux, et les eurocrates, avaient taxé le défilé de « fasciste ».
L’un des organisateurs, dirigeant du « Camp national radical », a déclaré qu’il ne comprenait pas cette interdiction et qu’il passerait outre.
Le président Andrzej Duda et le Premier ministre Mateusz Morawiecki se sont immédiatement entretenus, et ont décidé que le gouvernement allait organiser un défilé officiel. A Varsovie. Place de l’Indépendance.
Le porte-parole de la présidence a déclaré que le président et le Premier ministre avaient pris cette décision après avoir consulté les anciens combattants, et que tous les Polonais sont conviés au défilé, pour montrer que « nous sommes tous une seule équipe blanche et rouge ».
Après la polémique internationale de l’an dernier, le ministre des Affaires étrangères Witold Waszczykowski avait déclaré que ces réactions étaient « exagérées et basées sur de fausses informations et non sur les faits », et que ce défilé était « un événement de valeur », « attestant le comportement patriotique du peuple polonais, son amour de l’histoire et de son pays ».
Rappelons qu’aux dernières élections, fin octobre, ont été élus de nouveaux conseillers de Varsovie, dont Monika Jaruzelska, la fille du général Jaruzelski, qui s’est donné pour mission de défendre la mémoire de son père…