Les lectures bibliques de novembre, indiquées dans les matines, sont les livres des prophètes à partir d’Ezéchiel. Les répons qui accompagnent les « leçons » des matines sont donc les « répons des prophètes ». Le premier d’entre eux, tiré… d’Isaïe (dans une version qui combine curieusement la Septante et la Vulgate), était l’occasion d’élaborer des lettrines dans les livres liturgiques. En voici quelques exemples.
℟. Vidi Dóminum sedéntem super sólium excélsum et elevátum, et plena erat omnis terra majestáte eius:
* Et ea, quæ sub ipso erant, replébant templum.
℣. Séraphim stábant super illud: sex alæ uni, et sex alæ álteri.
℟. Et ea, quæ sub ipso erant, replébant templum.
J’ai vu le Seigneur qui siégeait sur un trône au plus haut et élevé, et la terre était pleine de sa majesté. Et ce qui était sous lui remplissait le temple. Des séraphins se tenaient au-dessus, six ailes l’un, et six ailes l’autre.
Antiphonaire bénédictin de Saint-Lambrecht, 1400 (université de Graz).
Antiphonaire cistercien du XIIIe siècle (Bibliothèque nationale de Vienne)
Antiphonaire des cordeliers de Fribourg, après 1260 (université de Fribourg).
Antiphonaire de Hartker, fin du Xe siècle (Saint-Gall).
Antiphonaire bénédictin, abbaye de Reichenau, XIIe siècle (Karlsruhe).
Antiphonaire de Marseille, Arles, XIIIe siècle (BNF).
Bréviaire de Paris, XIIIe siècle (BNF).
Antiphonaire du XVIe siècle, Cologne (Bibliothèque d’Etat de Bavière).







