« Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages. »
Cette phrase de l’évangile de ce jour est aussi l’antienne du Benedictus.
Je Suis. Je Suis la porte. La porte qui ouvre sur le salut, sur la vie éternelle.
« Entrer et sortir » est un hébraïsme qui veut dire aller et venir en paix, en toute liberté.
Le psaume 117 disait déjà :
Ouvrez-moi les portes de la justice, afin que j’entre par elles et que je célèbre le Seigneur. C’est là la porte du Seigneur, les justes entreront par elle.
Et il y a aussi une allusion à Jacob qui se réveillant du songe de l’échelle dit que ce lieu est « la porte du ciel ».
Dans l’évangile de saint Mathieu le Christ dit : « Entrez par la porte étroite. Parce qu’elle est large la porte, et spacieuse la voie, qui conduit à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par elle. Comme elle est étroite la porte, et difficile la voie, qui conduit à la vie, et peu nombreux sont ceux qui la trouvent. » Et c’est bien dans le même contexte du « bon pasteur », puisque juste après il ajoute : « Gardez-vous des faux prophètes, qui viennent à vous couverts de peaux de brebis, et qui au dedans sont des loups ravissants. »
Le parallèle avec saint Jean montre que la porte étroite c’est le Christ, et l’on remarque qu’il y a ici la porte, la voie, et la vie. Dans saint Jean il dira : « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie. »
Il est la voie parce qu’il est la porte de la vie, et il en est ainsi parce qu’il est le seul vrai Pasteur.