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Alfie

Deux réactions.

Celle de Nigel Farage :

Tous les parents dans le monde qui ont un enfant malade remueront ciel et terre si quelqu’un d’autre peut leur offrir un traitement différent. Et pourtant, ce qui se passe ici, c’est que notre système médical géré par l’Etat décide qu’il n’y a rien d’autre à faire et, soutenus par les tribunaux, ils décident que ces parents ne sont pas aptes à envoyer leur enfant ailleurs. Cela nous conduit au cœur absolu de la question du degré de liberté de l’individu, du processus décisionnel des parents. Ou bien nos enfants sont-ils maintenant la propriété de l’Etat ? Franchement, ce qui se passe là, maintenant, c’est une forme d’euthanasie parrainée par l’Etat, et je déteste cela.

Celle de Daren Jonescu :

Le gouvernement britannique, désireux de prouver son mérite en tant que véritable Etat socialiste, s’est fait l’artisan d’un modèle de définition des conditions de la propriété collective de l’individu, dans les termes les plus forts. L’année dernière, leur enfant tête d’affiche pour le principe de l’individu comme cellule du collectif socialiste dont on peut se passer s’appelait Charlie Gard. Cette année, c’est Bébé Alfie. Dans les deux cas, les parents se voient absolument refuser la liberté de demander un autre traitement pour un enfant que l’État a décidé de ne pas essayer d’épargner. Dans les deux cas, le traitement ultérieur en question ne coûterait pas un sou au gouvernement britannique sous la forme du National Health Service. Dans les deux cas, l’Église catholique a offert de traiter le bébé à Rome gratuitement. Dans les deux cas, les parents de l’enfant se sont battus longtemps contre leur propriétaire, le gouvernement britannique, pour voir rejetée leur requête à chaque fois au nom de « l’intérêt supérieur de l’enfant », c’est-à-dire sa mort prématurée par suppression de nourriture.

Addendum 28 avril

Alfie est mort à 3h30 cette nuit. Ou plutôt il est né à une vie qu’on ne pourra pas lui enlever.