La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a condamné la Pologne, bien sûr, dans l’affaire de la forêt de Białowieża : le gouvernement polonais n’aurait pas dû couper les arbres malades pour empêcher la contamination des arbres sains…
Bien sûr, c’est un pur hasard si le jugement est prononcé par un juge polonais, Marek Safjan, qui fut nommé président du Tribunal constitutionnel de Pologne (la bête noire du gouvernement actuel) par le président Aleksander Kwasniewski qui était un ancien ministre du régime communiste…
Peut-être n’est-il pas inutile de savoir ce qui est exactement reproché au gouvernement polonais.
C’est de ne pas avoir « interdit de tuer intentionnellement » « les coléoptères saproxyliques, à savoir le bupreste splendide (Buprestis splendens), le cucujus vermillon (Cucujus cinnaberinus), le phryganophile à cou roux (Phryganophilus ruficollis) et le Pytho kolwensis », et d’avoir omis d’assurer la protection de la chouette chevêchette (Glaucidium passerinum), de la chouette de Tengmalm (Aegolius funereus), du pic à dos blanc (Dendrocopos leucotos) et du pic tridactyle (Picoides tridactylus)…
Il ne s’agit donc même pas des arbres, mais d’insectes et d’oiseaux dont la vie aurait pu être perturbée par les abattages… en vertu de la directive 92/43, telle que modifiée par la directive 2013/17, ainsi que de l’article 4, paragraphes 1 et 2, de la directive 2009/147/CE, et de l’annexe I de la directive 92/43, telle que modifiée par la directive 2013/17…
En bref le gouvernement polonais a méconnu les droits des coléoptères saproxyliques en ne laissant pas pourrir les arbres malades, et a méconnu les droits des oiseaux à nicher sur des arbres malades…