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Puéril

Les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France, en contravention avec le droit international, ont frappé trois cibles en Syrie pour « punir » le régime d’al-Assad et détruire ses armes chimiques dont on ne sait pas s’il en a ni s’il s’en est servi.

Ce qui importe évidemment, comme le laisse entendre Le Drian qui a le triomphe modeste, c’est que nous les bons on a gagné la guerre contre les méchants.

En fait, si je comprends bien, nous avions des nouveaux missiles à tester. C’est fait.

En ce qui concerne Trump, il avait déjà détruit un hangar en Syrie, il y a quelque temps, déjà pour punir Assad d’une attaque « chimique ». Après avoir dûment prévenu quel hangar il allait bombarder. Il n’y avait donc eu non seulement aucune victime mais non plus aucun véritable dégât. Mais Trump avait fait plaisir au « deep State » et à ses relais médiatiques.

C’est ce qu’il a donc fait une fois encore. Avec cette fois le petit Macron…

Ce qui est plus inquiétant toutefois est que Trump a fait venir autour de lui quelques vieux « faucons » du temps des « armes de destruction massive de Saddam », surtout John Bolton qui a pris ses fonctions de conseiller à la sécurité nationale… lundi dernier.

Mais on constate que, pour l’heure, les frappes restent extrêmement limitées (trois pays, trois frappes…) et que si les puissances du bien et de la vertu avaient voulu éliminer Assad elles l’auraient fait depuis longtemps.

On se croirait dans une cour de récréation. Mais au fond c’est cela aussi qui est inquiétant…