Il paraît que même au Pentagone et même à la Maison Blanche ça été une surprise. Dans un monde politique où tout est si prévu ou prévisible, et organisé à l’avance, l’annonce de la prochaine rencontre entre Donald Trump et de Kim Jong-un a fait l’effet d’une bombe. D’une bombe de la paix. Entre deux pays officiellement en guerre.
Sans doute l’homme d’affaires devenu président des Etats-Unis sait-il comment parler à ses interlocuteurs. Et avec le dictateur de Corée du Nord il a employé en fait le même langage brutal et guerrier que lui. Le langage qu’il comprend.
C’est pourquoi dès le 10 janvier, prenant acte de ce qui se passait déjà dans les faits, le président de Corée du Sud exprimait sa « gratitude » à Trump et le félicitait « pour avoir œuvré à la tenue de discussions intercoréennes ».
Aujourd’hui, en sortant du Bureau ovale, Le responsable de la Sécurité Nationale de Corée du Sud, Chung Eui-Yong, qui venait d’être reçu, mardi, à Pyongyang, ne pouvait que réitérer les remerciements :
J’ai expliqué au Président Trump que son leadership et sa politique de pression maximale avec la solidarité internationale ont amené à ce rapprochement. J’ai exprimé la gratitude personnelle du Président Moon Jae-in pour le leadership du Président Trump. J’ai dit au président Trump que lors de notre rencontre, le leader Nord-Coréen Kim Jong-un s’était engagé dans la dénucléarisation. Kim a promis que la Corée du Nord ne ferait plus de test nucléaire ou de missile.
Hélas les Coréens du Nord resteront encore, pour l’heure, en esclavage. Mais, en menaçant d’une guerre nucléaire, Donald Trump a évité une guerre nucléaire, et a obtenu a priori la fin de l’escalade nucléaire en Corée du Nord. Ce n’est pas rien. Et ce qui se passe depuis les Jeux Olympiques d’hiver (ces visites de Coréens du Nord qui étaient inconcevables il y a encore quelques mois) montre qu’on est désormais dans une nouvelle phase, et une phase vraiment nouvelle.