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Pologne calomniée

L’ambassade de Pologne à Paris s’attache à répondre, avec une assiduité méritoire, aux mensonges de la presse française sur la politique du gouvernement polonais. Le 23 février, elle réagissait à une tribune d’un certain Paul Gradvohl publiée par Le Monde, « qui est, de nouveau, truffée d’affirmations mensongères et blessantes à l’égard de la Pologne et des Polonais ».

Notamment, écrivait le ministre conseiller Tomasz Majchrowski :

Je tiens à souligner que l’activité scientifique, historique et artistique sont, contrairement à ce que prétend M. Gradvohl, explicitement exclues du champ d’application de la loi en question. Cette disposition a été ajoutée au projet de la loi justement pour qu’il soit absolument clair qu’elle ne menace en aucune façon la liberté de recherche des historiens et des chercheurs ou celle de création des artistes. Ne sera non plus sanctionnée la dénonciation des cas de crimes — y compris de dénonciation de Juifs — commis par des individus.

Il a été dit et répété que l’activité historique et artistique n’entre pas dans le champ de la loi, ainsi que c’est écrit noir sur blanc dans le texte. Mais des journalistes fanatiques et de pseudo-historiens comme Paul Gradvohl continuent imperturbablement de répéter leur mensonge.

Le pire, dans le texte de ce Gradvohl, est une énorme calomnie, de ce genre de calomnie qui tue sur la scène internationale, visant le Premier ministre Mateusz Morawiecki :

Samedi à Munich, M. Morawiecki s’est recueilli sur la tombe de soldats de la brigade de la province de Sainte-Croix, célèbre pour avoir collaboré avec les nazis dans la chasse aux Juifs.

Hier, l’Institut national polonais de la Mémoire a fait la réponse qui s’imposait, qui claque comme un couperet et renvoie Paul Gradvohl dans les cordes :

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