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Le Hongrois se rebiffe

Dans son discours d’ouverture de la session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, à Genève, le Haut Commissaire Zeid Ra’ad Al Hussein a déclaré que les « xénophobes et les racistes étaient dépourvus de tout sentiment de gêne, comme Viktor Orban » dans une Europe où « l’oppression est à la mode, l’Etat sécuritaire est de retour et les libertés fondamentales sont aux abois ».

Le ministre hongrois des Affaires étrangères Péter Szijjártó, non sans s’étonner que le Haut Commissaire se soit éclipsé et ne soit donc pas là pour entendre la réponse de ceux qu’il met en cause, a jugé « inacceptable » de comparer son pays « aux pires dictatures du siècle passé », a souligné que « la migration est quelque chose de dangereux » et que celle, « massive », de 2015, avait « donné l’occasion aux organisations terroristes d’envoyer leurs activistes, leurs terroristes, leurs combattants en Europe ».

Il a ajouté : « Il est très inapproprié que des responsables de l’ONU accusent des Etats membres et des dirigeants élus démocratiquement. Il est évident que Zeid Ra’ad Al Hussein doit démissionner. »