Début décembre, Youcef apprend par un appel de la police que sa maison de Garges-lès-Gonesse est squattée par des Roms. Quand il se rend sur place, on lui présente un reçu d’une livraison de pizza attestant que sa maison est occupée depuis plus de 48 heures et qu’il ne peut donc plus demander à la police de déloger les squatteurs, reçu accompagné du témoignage d’un militant d’une association de soutien aux Roms. Youcef doit entamer une procédure judiciaire qui durera des mois (après la « trêve hivernale »…) et qui lui a déjà coûté 1.500 €. En attendant, le 28 décembre il avait reçu une lettre de la mairie lui demandant de mieux respecter les règles de bon voisinage…
A priori on ne peut pas savoir quelle est la religion de Youcef. Mais on n’a pas tardé à la connaître. Car à peine était paru l’article du Parisien racontant ses malheurs que se mobilisaient les jeunes musulmans du quartier, à l’appel d’un certain Bassem Braiki, bien connu paraît-il sur les « réseaux sociaux ».
Les jeunes sont donc allés prêter main forte à leur « frère » Youcef et ont délogé les Roms, manu militari, non sans filmer leur exploit.
Et ce sont des félicitations sans fin sur Twitter, comme celle-ci : « Parfait. Bien vu les freros aujourd’hui Haj Youcef a récupéré son appartement. »
« Haj Youcef », ou « Hadj Youcef » comme écrivent d’autres à la maghrébine : notre Youcef a fait le pèlerinage de La Mecque et il mérite donc doublement que ses frères le protègent.
La police est intervenue, et a interpellé quelques jeunes, qui ont été vite relâchés.
Le mot de la fin :
« On dit qu’à cause de la cité, il n’y a pas de sécurité, mais c’est grâce à la cité qu’il a récupéré sa maison ! »

