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Apostrophe

Quimper a refusé Fañch à cause du tilde, Rennes refuse Derc’hen à cause de l’apostrophe.

Deux municipalités qui refusent des prénoms bretons pour obéir à une circulaire ultra-jacobine de 2014 qui fixe les signes diacritiques autorisés. Dont ne font donc pas partie le tilde ni l’apostrophe. Circulaire qu’on nous sort après avoir brandi la loi du 2 Thermidor An II et l’arrêté du 24 Prairial an XI…

Mais cela ne concerne que les Bretons. Les autres ont tous les droits. Une mairie aurait-elle refusé João ? Et pour Derc’hen, les journalistes ont immédiatement retrouvé dans les archives de… Rennes, depuis la fameuse circulaire, des nouveaux-nés appelés Tu’iueva, N’néné, D’jessy, N’Guessan, Chem’s, N’Khany.

Ah oui, bien sûr, ce ne sont pas des prénoms bretons… Sauf erreur ce ne sont pas non plus des noms chrétiens… Et là subitement l’ultra-jacobinisme s’évapore…

(Dec’hen est la forme bretonne de Derrien. Saint Derrien est l’un des évangélisateurs venus de l’île de Bretagne au Ve ou au Vie siècle, en compagnie de saint Neventer. D’où les communes limitrophes de Saint-Derrien et de Plouneventer, entre Landivisiau et Le Folgoët. Diverses associations ont le nom de sant Derc’hen.)

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Sant Derc’hen à la Vallée des Saints. Pourquoi un cheval ? Voir ici.